REFLEXION

Réflexion en direct de Ghaza

Oum Abdellah. Un nom à graver en lettres d’or sur le fronton des braves. Une mère de famille qui ne baisse pas les bras. Mère de quatre enfants, trois filles et un garçon, cette courageuse ghazaouie se malmène et se démène sous les bombes, le crépitement de la mitraille et les privations d’eau, d’électricité, de médicaments et de nourriture. A cinquante-trois ans, souffrant d’une maladie pulmonaire, les bombes au phosphore aggravent son cas encore plus. C’est en direct de la zone de combat, parmi les maisons en ruines, qu’Oum Abdellah s’est entretenue avec le journal.
Réflexion : Madame, Oum Abdellah, comment allez-vous ? Oum Abdellah : A la grâce de Dieu, mes frères.



Oum Abdellah. Un nom à graver en lettres d’or sur le fronton des braves. Une mère de famille qui ne baisse pas les bras. Mère de quatre enfants, trois filles et un garçon, cette courageuse ghazaouie se malmène et se démène sous les bombes, le crépitement de la mitraille et les privations d’eau, d’électricité, de médicaments et de nourriture. A cinquante-trois ans, souffrant d’une maladie pulmonaire, les bombes au phosphore aggravent son cas encore plus. C’est en direct de la zone de combat, parmi les maisons en ruines, qu’Oum Abdellah s’est entretenue avec le journal.
Réflexion : Madame, Oum Abdellah, comment allez-vous ? Oum Abdellah : A la grâce de Dieu, mes frères.
Réflexion : Comment se présente la situation aujourd’hui, au quinzième jour de combat.
Oum Abdellah : Nous sommes toujours privés d’eau, de médicaments, de nourriture, d’électricité et d’eau depuis dix jours. Les bombardements sont incessants.
Réflexion : Et le moral des Ghazaouis en général ?
Oum Abdellah : C’est un climat de peur qui règne parmi femmes et les enfants. Nous attendons la mort d’un moment à l’autre. Les explosions nous effraient et en particulier la nuit.
Réflexion : Comment va votre mari, madame ?
Oum Abdellah : Il traîne toujours sa maladie cardiovasculaire.
Réflexion : Et vos enfants ?
Oum Abdellah : La faim les tiraille.
Réflexion : Et l’aide humanitaire ?
Oum Abdellah : Ecoutez. La seule aide que l’on reçoit est celle des voisins. Il faudrait s’y mettre par ces moments d’infortune. Une solidarité sans précédent règne parmi nous. Suite aux bombardements, nos compatriotes se retrouvent sans toit et l’on est bien obligé de les abriter. Nous nous entassons à quatre et cinq familles chez nos frères et sœurs dont les habitations sont encore debout.
Réflexion : Et votre asthme, madame.
Oum Abdellah : Il empire. La nuit, ce sont des bombes au phosphore qui pleuvent sur nous et je vous assure que l’air est irrespirable. Des bombes incendiaires et des gaz suffocants polluent l’air. Même les bien portants suffoquent.

Réflexion : Et les combats, Oum Abdellah ?
Oum Abdellah : La Résistance est à l’œuvre. C’est la victoire ou le martyre.

Réflexion : Que pensez-vous de la position du monde arabe vis-à-vis de l’agression israélienne ?
Oum Abdellah : Déshonorant. Nous sommes seuls à sentir la pression sur le terrain des combats. Le champ de bataille est autre chose que les salons cossus de nos frères arabes.
Réflexion : Que pouvons-nous pour vous ?
Oum Abdellah : La moindre des choses, c’est de composer 4 chiffres au hasard après le 00 970 285…. Vous tomberez à coup sûr chez des Ghazaouis. Ils attendent vos coups de téléphone. Ils sont au courant que tous les peuples arabes suivent leur résistance.

Réflexion : Je vous remercie, Oum Abdellah
Oum Abdellah : Un salut des valeureux Ghazaouis à la terre d’Algérie baignée de sang des Chouhada.

B. Benatia
Jeudi 31 Janvier 2008 - 17:30
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1.Posté par Abou Hamed le 06/03/2012 20:33
Merci à la Rédaction. Je me rappelle comme aujourd'hui.

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