REFLEXION

Réconciliation ou amnistie ?



La réconciliation nationale, dont Abdelaziz Bouteflika en avait fait un de ses thèmes de choix, lors de sa campagne pour la présidence en 2009, est vite devenue un sujet préoccupant et toutes les personnes concernées, de près ou de loin, ont saisi l’occasion pour faire valoir, chacun en ce qui le concerne son droit au bénéfice de cette ultime occasion. Pour les terroristes c’était l’occasion inespérée pour se faire pardonner leurs actes criminels et regagner leurs foyers respectifs. Pour ceux qui ne se sont pas manifestés et sont restés dans les maquis, la main du président est restée toujours tendue, leur laissant le temps de se ressaisir. Il fallait coûte que coûte en finir avec la situation qui pesait lourdement sur le peuple algérien, M. Abdelaziz Bouteflika ayant senti le poids du danger qui menaçait les Algériens, en a fait l’une de ses premières préoccupations, c'est-à-dire son cheval de bataille. Et-il n’avait pas tort ! Dans sa disposition 47, la charte pour la paix et la réconciliation nationale, “autorise le chef de l’Etat, en sa qualité de premier magistrat du pays, à prendre toutes autres mesures requises pour la mise en œuvre de la charte pour la paix et la réconciliation nationale. » De ce fait, le président de la République se voit libre d’agir et de prendre les mesures qu’il juge utiles dans l’intérêt de la nation et du peuple. Aujourd’hui, on parle de 7500 terroristes ayant bénéficié des dispositions de ladite charte, depuis 2005. Un chiffre assez éloquent. Ces 7500 terroristes ont bénéficié, par ailleurs; de l’extinction de toute poursuite judiciaire, dont l’annonce a été faite ce dimanche par M. Merouane Azzi, président de la cellule de suivi judiciaire, lors du forum hebdomadaire organisé par l’organe de presse « El Moudjahid ». Cette source fait état de 81 émirs, dont l’ancien membre du GIA et fondateur du groupe solafiste (GSPC) devenu AQMI, en l’occurrence Hssan Hattab. Selon M. Merouane Azzi, les portes restent ouvertes à la repentance et d’ajouter que 27000 dossier ont été traités. L’on apprend, dans le même sillage qu’en raison des lenteurs administratives d’autres dossiers sont encore en suspens. D’autres problèmes ont également été soulevés comme celui des 37 cas demandant l’extinction des poursuites et le blanchiment de leur casier judicaire. Au jour d’aujourd’hui, la situation revêt un autre caractère amenant certaines voix à s’élèver pour appeler à l’amnistie générale. Ces mêmes voix vont plus loin en en appelant à l’absolution des terroristes mais il n’est pas précisé lesquels. Entre ceux qui se sont rendus de leur propre chef et ceux qui ont été élargis par la grâce présidentielle, il reste ceux qui activent toujours. Cette question mériterait certainement beaucoup plus de réflexion.

Med. Bentahar
Mardi 5 Octobre 2010 - 00:01
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CHRONIQUE
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