REFLEXION

Réciter à partir du mous’haf durant la salât



La question de savoir si une personne peut, en accomplissant la salât, lire à partir d’un exemplaire écrit (moushaf) du Qour’aane fait l’objet de divergences entre les oulémas:
Selon certains oulémas (tels que Ibnou sîrîn (rahimahoullâh), Hassan al basri (rahimahoullâh), ‘Atâ (rahimahoullâh), Ishâq ibn râhwayh (rahimahoullâh)), cela est permis durant n’importe quelle prière, obligatoire ou nafl.
Selon un avis rapporté de l’Imâm Mâlik (rahimahoullâh) et de l’Imâm Ahmad (rahimahoullâh), cela est permis seulement durant la prière de la nuit (c’est-à-dire une salât non obligatoire).
Selon d’autres oulémas (parmi lesquels on peut citer Ibrâhim an nakhaï (rahimahoullâh), Soufyân at thawri (rahimahoullâh), Saïd ibnou al moussayib (rahimahoullâh), Mouhammad ach chaybâni (rahimahoullâh); c’est là également un avis rapporté de l’Imâm Ach châféï (rahimahoullâh), de l’Imâm Mâlik (rahimahoullâh) et de l’Imâm Ahmad (rahimahoullâh)), cette attitude est répréhensible (makroûh) (sauf en cas de nécessité selon l’avis attribué à l’imâm ahmad (rahimahoullâh)).
D’autres oulémas encore (comme l’Imâm Abou Hanîfah (rahimahoullâh)) pensent pour leur part que cela n’est pas permis; et si quelqu’un le fait volontairement, sa salât sera annulée étant donné les nombreux mouvements consécutifs (‘amal kathîr moutawâliy) qu’entraînent la manipulation du moushaf.
Ceux qui considèrent que le fait de lire à partir du Qour’aane durant la salât est autorisé se basent sur le récit suivant: « Aïcha (radhia Allâhou anha) ordonna à son esclave dhakwân de lui diriger la prière surérogatoire du Ramadhân et celui-ci lisait dans le moushaf. » (Cité sans chaîne de transmission (mou’allaq) par l’Imâm Boukhâri (rahimahoullâh) et rapporté avec une chaîne de transmission complète par Ibn abi chaybah dans son moussannaf)
Ceux qui sont d’avis que cela est répréhensible ou interdit ont notamment pour argument les propos suivants rapportés de Ibnou abbas (radhia Allâhou anhou): « Le commandeur des croyants (amîr oul mou’minîn) (c’est-à-dire Oumar (radhia Allâhou anhou)) nous a empêché de diriger la salât pour les gens en lisant dans les masâhif (exemplaires écrits du Qour’aane) (…) »(Cité par Ibn abi dâoûd (rahimahoullâh) avec sa propre chaîne de transmission selon ibn qoudâma (rahimahoullâh)). Wa Allâhou A’lam !
 
 

Réflexion
Mercredi 27 Mai 2015 - 15:00
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ISLAMIYATE
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