REFLEXION

Rapatrier son âme



Pour la communauté algérienne établie en France, forte de 1,5 million d’Algériens, auxquels il faut ajouter 1,5 million de binationaux, l’enterrement d’un proche sur le sol français est un malheur, puisque les communes françaises n’ont pas encore créés de cimetières musulmans. Cette alternative est refusée par la grande majorité des familles car il existe seulement des  carrés pour enterrer des personnes de confession musulmane. La différence est de taille. Si les deux concepts sont peut-être similaires, les textes de lois préparent un autre sort pour les dépouilles. Une personne décédée et entrée dans un carré musulman n’occupera pas la tombe pour une longue période. Dans les pays ou l’Islam est la religion dominante, une personne inhumée peut demeurer dans la tombe « éternellement ». Un petit tour dans un cimetière d’Alger, d’Oran ou de Constantine, il est possible d’y lire des dates d’enterrement remontant à 200, 250, voire 300 ans. Les Sages de l’époque, comme les Saints, appelés « walis », sont enterrés dans des tombeaux, et bénéficient même de coupole. Dur ainsi de voir un proche rendre l’âme, encore plus difficile quand il faut l’enterrer. Mais il est certain que l’amertume gagne la famille lorsqu’elle peine à récolter une somme d’argent conséquente pour le rapatrier dans son pays d’origine. C’est bien le cas de milliers d’Algériens, vieux pour la plupart, mais on compte également des jeunes, lorsqu’il s’agit de transférer leurs dépouilles à destination de la terre de leurs ancêtres. Une fois la décision prise, c’est le tracas, financier notamment.

Riad
Dimanche 1 Décembre 2013 - 19:00
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CHRONIQUE
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