REFLEXION

RUE BEN KADDOUR BEN YOUSSEF (ORAN) : Environ 11 familles passent le Ramadan sous une tente

Pas moins de 11 familles qui logent collectivement depuis trois mois sous une tente au 20 Avenue Ben Kaddour Ben Youssef à Oran, demandent leur relogement dans des logements sociaux décents et ce, dans les meilleurs délais afin de préserver leur dignité. Certaines familles qui vivent sous une tente, ont déclaré qu’elles endurent cette situation misérable depuis trois mois à compter de la date de l’effondrement d’une bonne partie de l’immeuble où elles logeaient.



Ces dernières ont déclaré avoir vraiment souhaité passer le Ramadan dans de bonnes conditions au lieu d’être rassemblées sous une tente collective qui manque des conditions minimales pour une vie décente, après que le bâtiment, qu’elles occupaient auparavant, et qui est une propriété de l’OPGI, ait connu l'apparition de plusieurs effondrements partiels très dangereux, le dernier concernait l’affaissement en entier d’un balcon et d’une chambre d’un appartement, en date du mois de mars dernier, où, l’incident a causé de graves blessures à un père de famille, ce qui a nécessité son transfert vers le service des urgences médicales du CHU d’Oran, pour une prise en charge nécessaire et depuis lors, ces familles vivent sous tension sous une tente collective,  en proie du froid et du danger, et ce, malgré la réception de promesses pour un déménagement dans l’immédiat, depuis l’incident, cependant, rien de concret ne s’est réalisé jusqu’à aujourd’hui, pour apaiser leur souffrance, surtout que nous sommes au mois du jeûne et de la miséricorde, où ces familles de peur du danger d’être ensevelies, n’ont pas trouvé d’autre choix que d'ériger une tente dans la rue devant leur bâtiment, en attendant des solutions. Ce qui fait mal au cœur à ces familles, le fait qu’elles n’ont reçu aucun geste sérieux par les services de la commune, où elles ont souligné que les services concernés n'ont même pas pris la peine de se rendre chez elles pour s’enquérir de la détérioration de la situation depuis le dernier effondrement qui a causé une grande terreur,  malgré qu’elles aient adressé de nombreuses plaintes et demandes afin de bénéficier de logements sociaux décents,  du fait que leur bâtiment se trouve dans un état désastreux à cause des effondrements dangereux ayant provoqué les fissurations des murs, sans compter les escaliers dégradés ainsi que les canaux d’assainissement des eaux usées qui sont devenus une source d'émission d'odeurs nauséabondes, ainsi que la propagation des insectes et des rats. Cette  situation a poussé ces familles à tirer la sonnette d’alarme et exiger leur déménagement, surtout depuis que le bâtiment a été classé zone rouge, et ne répond à aucune vie décente.

Touffik
Lundi 6 Juillet 2015 - 18:00
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Oran
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