REFLEXION

REPORT DU PROCES DE L'ASSASSIN : Un désaxé tue une femme et sa fille et brule leurs corps à Oran

Le tribunal criminel près la Cour de justice d’Oran a reporté, jeudi, à la prochaine session criminelle, le jugement de l’affaire d’un ex-militaire poursuivi du crime d’homicide volontaire, incendie et mutilation de corps, du fait de l’absence de son avocat à l’audience.



La genèse de cette affaire remonte au mois de janvier de l’année en cours, suite à des informations réceptionnées par les services de la protection civile au sujet d’un incendie qui s’est déclaré à l’intérieur d’une villa située à la commune d’Ain Turck. Au reçu de ces informations, les services de la protection civile se sont déplacés en diligence vers le lieu indiqué, lesquels  ont réellement constaté un incendie, alors ils ont procédé comme de coutume à son extinction. Une fois le boulot des pompiers achevé, les services de la gendarmerie nationale se sont déplacés à leur tour pour constater de visu et éventuellement mettre en place une enquête. A leur arrivée, les gendarmes ont questionné des voisins, et quelques clients qui procédaient souvent à la location de pièces de cette grande villa. Les personnes questionnées, connaissant bien la propriétaire, ont déclaré que cette villa appartient à une veuve  âgée de 54 ans, et qu’elle vit seule avec sa fille de 17 ans, une handicapée. Ils ont déclaré également que la veuve avait une relation avec un jeune homme qui se rendait de temps en temps chez elle. Après d’intenses recherches et investigations, les gendarmes ont enfin découvert les traces de la présence de deux corps humains complètement calcinés, pour qu’il s’avère ensuite après une autopsie, qu’il s’agissait bien de la propriétaire de la villa et de sa fille handicapée. Sitôt cette nouvelle révélation, la première personne auditionnée, c’est bien le fils de la victime, qui était séparé d’elle suite à une mésentente, et qui vivait seul avec sa famille en location d’une pièce à la cité « torro ». Ce dernier a déclaré qu’il n’avait rien à voir avec l’assassinat de sa mère et de sa sœur, certes, ils étaient en conflit, suite à un différent familial, mais rien de plus. Mais cette déclaration n’a pas convaincu le juge d’instruction qui l’a mis sous contrôle judiciaire jusqu’à ce que l’enquête ait abouti à l’identification du vrai suspect qui n’était autre qu’un ex sergent de l’armée qui connaissait bien la victime et qui leur rendait visite de temps à autre. Le mis en cause fut arrêté après 20 jours du déclenchement de l’enquête à Sidi Bel Abbès, alors que le fils de la victime a été innocenté. Le véritable suspect est un jeune homme âgé de 24 ans et natif de la wilaya de Bouira, qui a assassiné aussi de par le passé, une femme dans cette même wilaya alors qu’il était en relation avec elle. Après son arrestation, le mis en cause a avoué les faits qui lui ont été reprochés, tout en se référant aux causes qui l’ont poussé à commettre l’irréparable, liées au refus de la victime de lui céder l’argent qu’elle en procurait mensuellement du loyer des différentes pièces de la grande et luxueuse villa que son mari lui a laissée après sa mort. Par ailleurs, le suspect a précisé avec détails les faits du crime qui se sont déroulés en pleine nuit, alors que la victime était couchée, le mis en cause s’est rapproché d’elle, tenant dans sa main droite, une grosse arme blanche qu’il avait achetée du marché, et de toutes ses forces, lui administra un coup fatal sur la tête. Sa fille se trouvait à ce moment là, à la cuisine en train de  boire de l’eau, mais n’empêche qu’elle a entendu un bruit, alors, elle est revenue à la chambre pour voir d’où ce chuchotement se dégageait, et à sa grande surprise, elle subira le même sort que sa mère. L’ex-sergent, pour tout camoufler, incendie dans un premier temps, les deux corps sans vie allongés pèle mêle, puis s’attaque à la villa qui sera à son tour brulée avant de prendre la fuite, vers une destination qu’il croyait le mettre éternellement à l’abri.

Touffik
Samedi 23 Novembre 2013 - 17:41
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Oran
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