REFLEXION

RELIZANE : Une anarchie au service de l’état civil



RELIZANE : Une anarchie au service de l’état civil
Impossible d’avoir une idée sur ce qui se passe au service de l’état civil de la mairie de Relizane sans y être invité pour constater de visu ce brouhaha digne d’un marché populaire, une indiscipline et une anarchie à vous dissuader de vous faire délivrer un quelconque document.
Une situation indescriptible, des scènes anarchiques et des pressions sur les préposés aux guichets. Le service de l’état civil est pris d’assaut dès la première heure d’ouverture des bureaux. Ce sont des centaines de citoyens qui se présentent quotidiennement pour se faire délivrer des extraits de naissance, fiches individuelles ou familiales, des légalisations de documents, des transcriptions de décès, enfin tout ce qui a trait à la vie quotidienne du citoyen. Toutefois, l’anarchie ambiante a fait de ce service un lieu où tout est permis, faute d’organisation bien sûr. Sur les lieux nous n’avons constaté que deux agents de sécurité, censé mettre de l’ordre, l’un discutant avec une connaissance, l’autre se mettant à l’abri pour éviter peut-être toute maladresse, laissant ainsi le soin aux agents administratifs d’organiser tant bien que mal les files d’attente. La grande pression dont est soumis le service de l’état civil a été souvent à l’origine de quelques débordements malintentionnés à l’encontre des préposés aux guichets et envers de simples citoyens, mais il y a lieu de noter toutefois, que les responsables concernés ne font pas tout pour y remédier à la situation. Mercredi aux environs de 15 heures, nous nous sommes déplacés à ce service, une anarchie indescriptible y régnait, chacun voulait récupérer son document avant l’autre, aucun respect, aucune tolérance, tous réagissent de la même manière quand on leur demande pourquoi vous vous mettez dans cet état, ils nous répondent : « C’est trop, je suis ici depuis le matin et je n’ai pas encore eu mon extrait de naissance, par contre d’autres, ils viennent d’arriver, ils remettent leur livret de famille à l’un des agents, pour que celui-ci revienne quelques minutes plus tard muni des documents demandés, comment voulez-vous qu’on soient calmes ? il y a de quoi être fou… » ! C’est vrai, le constat est amer, quand on constate que certains se présentent comme s’ils étaient chez eux, et se voir remettre leurs papiers en un laps de temps et repartir, le tout en quelques minutes, fait autant de mal que de bien. Ce nouveau service bien aéré et spacieux n’arrive toujours pas à faire face à la demande pressante quotidienne, mais le problème selon certains agents ne réside pas dans la relation administration-administrés, mais dans l’organisation tout simplement. Les agents affectés à cet effet n’accomplissent pas convenablement leur travail surtout en cette période où le service de l’état civil est submergé, une période caractérisée par une forte affluence dont la majorité, se sont les nouveaux bacheliers qui viennent réclamer des extraits de naissance n°12 pour pouvoir s’inscrire à l’université, à cela, s’ajoutent les centaines d’universitaires qui se présentent à leur tour pour leur réinscription. Devant une situation pareille, tous les efforts consentis par les responsables locaux sont vains du fait que l’organisation et la rigueur sont absentes du lexique communal.

Ahmed Mehdi
Samedi 17 Juillet 2010 - 11:20
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