REFLEXION

RELIZANE: LE CRIME D’OUED RHIOU ELUCIDE : Le tueur à la hache arrêté



Il a fallu que le père dépose plainte pour effraction de son appartement pour que les services de sécurité découvrent que ses enfants sont des monstres. Nous sommes mercredi 28 juillet 2010. Le cimetière d’Oued Rhiou sent doublement la mort. La mort de « Japoni » et la mort d’une société toute entière. Désormais, Oued Rhiou n’est plus cet Eden d’antan. Les paisibles Akerma mènent une vie d’enfer. C’est désormais un Oued Rhiou invivable que se racontent les anciens.En janvier, une dame âgée de 65 ans a été égorgée et son meurtrier arrêté. C’était son plombier en mal de bijoux ! La peine capitale fut prononcée à son encontre. Début avril, la ville a été secouée par deux assassinats en une semaine. Ce fut le désarroi. Le désarroi du fait que l’on s’attendait à ce qu’un repris de justice allait un jour ou l’autre commettre l’irréparable. C’est au couteau qu’un El Aougab, le faucon, ôta la vie sur un jeune de vingt ans. Jeudi dernier, c’est le cadavre découpé d’un jeune homme D. H. qui a été découvert un peu plus haut que l’hôpital Ahmed Francis. Un jeune homme en morceaux. Chose rare. Chose inconnue chez les gens d’Oued Rhiou. Il a été découpé à la hache. A-t-il été découpé vivant ou mort ? L’horreur. Découpé et bien entreposé dans la malle du véhicule de la victime, une Renault Mégane béret. C’est de fil à aiguille, selon des sources policières, que le crime fut élucidé, comme tous les précédents d’ailleurs. Et heureusement, quoique la récidive donne encore du fil à retordre aux bons et loyaux limiers de la PJ. En effet, c’est suite à une plainte d’un homme bien âgé que les soupçons de ceux-là qui ne dorment pas, allèrent vers ses enfants. La plainte consistait en un amas hétéroclite d’armes blanches retrouvés par le plaignant dans son appartement qu’il n’habite qu’occasionnellement. En plus de l’amas de haches et couteaux bien aiguisés, des traces de sang « violentes » agressaient le regard, l’esprit et la conscience de cet homme peu habitué à la férocité de la vie bien voulue que certains veulent faire mener aux R’hiouis. Personne ni rien n’empêche ces citoyens de bas étage à rendre la vie difficile à de paisibles citoyens. Et justement, et comble de malheur, les deux fils de ce paisible citoyen en sont une gangrène. L’un d’eux B. R. fut appréhendé illico presto. Le second court toujours. Les faits. Japoni, c’est le sobriquet de D. H. est un jeune homme qui vit du change de devises. La devise suit son cours et sa vie aussi. Pas paisible du tout, la vie de Japoni. Il a échappé à deux tentatives de meurtres. Aucun détail n’a filtré sur ces deux tentatives. Il aurait dû savoir que l’adage du « jamais deux sans trois » était bien réel. Mais il n’était point méfiant. Au moins, il aurait dû être prudent, car le guet-apens des frères B. R. et B. S. était digne d’Hitchcock. C’est une jeune émigrée, une vieille connaissance, qui lui fixa rendez-vous là où l’attendaient les deux malfaiteurs. Une complice et peut-être aussi exécutante. Sous la contrainte ou délibérément, la jeune dame a bien joué son rôle. Et son rôle reste à déterminer. Elle devait lui remettre une forte somme en euros qu’il devait lui échanger en dinars algériens. Tout se passa très vite. En un tour de main, la jeune victime fut neutralisée. Et l’on passa non pas au comptage d’euros et de dinars, mais au découpage d’un être humain. Il fut découpé de son vivant ou après sa mort ? Personne n’y répond. Les morceaux de chair sanguinolents furent déposés dans la malle du véhicule de la victime et le trio assassin quitta l’appartement sans avoir pris la peine de nettoyer les accessoires, outils et autres bidules ayant servi au dépeçage. L’appartement témoignait de la férocité des opérations qui devaient servir à leurrer les fin limiers de la PJ. Un cadavre dans une voiture et l’on irait chercher loin. Mais comme le crime ne paie pas et que les R’hiouis croient en une justice divine, le fil et l’aiguille tombèrent seuls entre les mains de ceux-là qui veillent sur l’ordre public pour en découdre avec un lot de trois assassins et complices dont un court toujours. Elucidée à la vitesse de la lumière, l’affaire ne passera à cette vitesse dans un Oued Rhiou qui croit faire un cauchemar qu’il oubliera au réveil. Non, le cauchemar dure, car la vie humaine ne compte plus que pour des prunes. Inutile d’insister sur le fait que la menace est réelle. Les parents sont absents et la société indifférente. Elle subit, constate et comptabilise. Or l’indifférence engendre des monstres. La vie est bien plus précieuse qu’une poignée d’euros si le mobile du crime était le fric. Et à cette maudite conscience y pense-t-on un peu ?

Benatia
Samedi 31 Juillet 2010 - 00:01
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RÉGION
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1.Posté par belghoraf le 01/07/2012 22:40
salam alikoum japonai allah yarhamou 1p service je voulai sa photo merci

2.Posté par marseille le 23/10/2012 08:09 (depuis mobile)
ALLAH YHRMEK YA ABED tu seras à jamais dans mon coeur.

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