REFLEXION

RELATIONS ALGERO-FRANCAISES : La France continue dans son entêtement

La visite en France du président de la République, Abdelaziz Bouteflika est de nouveau reportée. Les relations économiques entre les deux pays ne sont pas non plus au beau fixe.



Voilà près d'un an que les diplomates des deux pays préparent sa visite à Paris. D'abord annoncée pour le mois de juin, la visite a été reportée une première fois au mois d'octobre. Elle est maintenant différée "sine die", même si l'on souligne de par et d’autre que "le principe n'est pas remis en cause". Lors du premier report, c’est le calendrier politique en Algérie qui en était la principale raison du report. Cette fois, ce serait l'entrée en vigueur d'une série de réformes économiques qui empêcherait le président de la république d’effectuer un quelconque voyage à l’étranger.
Les relations entre Alger et Paris vont mal. Il ne s'agit pas à proprement parler d'une crise, plutôt d'un malaise diffus et d'un faisceau de dissonances: le gouvernement n'a pas renoncé à obtenir la "repentance" de la France pour les "crimes" de la période coloniale; l'inculpation par la justice française de Mohamed Ziane Hasseni pour complicité dans l'assassinat de l'opposant algérien Ali André Mecili continue de polluer les relations entre les deux pays; les récentes déclarations, cet été, d'un ancien attaché militaire impliquant l'armée algérienne dans l'assassinat des moines de Tibéhirine n'a rien arrangé du tout. Les relations économiques n'ont pas non plus le vent en poupe. Les autorités de notre pays n'ont toujours pas digéré la décision de Renault de s'installer à Tanger (Maroc) plutôt que chez nous. Tout récemment, la chambre française de commerce et d'industrie en Algérie, a été priée de geler ses activités jusqu'au règlement de son "dossier d'agrément". Plus préoccupant: la chute de 30 % du trafic maritime entre le port de Marseille et l'Algérie. La France ne joue pas franc jeu avec l’Algérie, elle continue manifestement à privilégier un pays à un autre faisant partie de la même sphère politique régionale et cette tendance politique entreprise par les autorités politiques françaises, ne laisse pas indifférents les responsables de notre pays, qui à tort ou à raison optent pour le protectionnisme économique et la sauvegarde des intérêts suprêmes de la nation. Des cercles en France n’hésitent pas à chaque fois que la visite du président de la République en France est annoncée d’hisser leur étendard tout haut pour on ne sait qu’elles revendications. En tout cas, si la politique de deux poids, deux mesures de la France au Maghreb arabe,venait à persister, l’avenir des deux rives serait certainement compromis et l’union pour la méditerranéen ne serait qu’obsolète. L’Algérie demeure un grand acteur régional politico-économique pour l’Europe, cette dernière le sait très bien et la commission européenne y compris le parlement à Strasbourg y adhèrent dans ce sens et considèrent que l’Algérie est un partenaire fiable, sûr et sérieux mieux que tout autre pays dans la région, cependant la politique de la France menée depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, n’est pas pour faciliter les choses et le risque de se détourner économiquement de ce pays sont grands. Avec l’avènement de la Chine, l’Inde et le Brésil, Etats-Unis y compris, la France aura perdu non seulement son aura dans la région mais tout son poids de partenaire économique.

Ahmed Mehdi
Lundi 26 Octobre 2009 - 08:32
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ACTUALITÉ
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