REFLEXION

RELATIONS ALGERIE-EGYPTE : Une liste noire jette de l’huile sur le feu



RELATIONS ALGERIE-EGYPTE : Une liste noire jette de l’huile sur le feu
Selon des sources, le ministère des Affaires étrangères algérien est en train de vérifier la véracité de l’existence d’une liste noire égyptienne classant les ressortissants algériens, comme un danger pour la sécurité nationale de l'Egypte, ce qui sous-tend des mesures exceptionnelles au moment de leur entrée sur le territoire égyptien. Cette liste, si elle venait à exister réellement, est de nature à faire ressurgir une nouvelle crise entre l’Algérie et l’Egypte, dont les relations sont encore marquées par une certaine vulnérabilité, malgré la volonté politique conjointe affichée de dépasser les séquelles des échanges incisifs, consécutifs au match opposant leurs équipes respectives lors des éliminatoires du mondial d’Afrique du Sud. La rencontre entre les Présidents égyptien, Hosni Moubarak et algérien, Abdelaziz Bouteflika, en marge du sommet France/Afrique tenu à Nice en mai dernier, et la visite impromptue effectuée par el chef de l’Etat égyptien en Algérie pour présenter ses condoléances à son homologue algérien suite au décès de son frère, ont permis d’apaiser quelque peu la tension, sans vraiment briser la glace. L’affaire de Djezzy, le groupe télécom égyptien en Algérie, dont cette dernière veut entrer en possession et interdire à la société mère, Orascom, de le vendre à un investisseur étranger a ajouté à la froideur ambiante. La crise risque d’être attisée davantage entre le Caire et Alger, après les informations relayées par le journal égyptien Rose Youssef, sur l’existence d’une liste noire égyptienne classant les Algériens comme une source "de danger terroriste". Cette liste comprendrait, également, les ressortissants d’autres pays comme l’Irak, le Yémen, la Somalie, et la Mauritanie. Même si l’Algérie fait preuve, en l’état actuel, de circonspection, des responsables de partis politiques algériens se sont dits consternés qu'une telle liste puisse exister. Des sources ont évoqué des démarches algériennes en vue de vérifier la véracité de ce qui a été écrit", précisant, par la voix d’une source du ministère des Affaires étrangères, "qu’il ne peut y avoir de réaction sur la base d’un article de presse, et tant que rien n’émane, à ce sujet, de sources officielles". Des sources médiatiques ont, néanmoins, relayé les positions vigoureuses des personnalités politiques algériennes. Mohamed Jomaâ, porte-parole du Mouvement de la Société pour la Paix, partie de la coalition gouvernementale, a déclaré que l’Egypte franchit, de la sorte, les lignes rouges dans ses relations avec l’Algérie. "Nous n’avons pas accepté un tel agissement venant de la France et de l’Amérique, comment l’accepter de l’Egypte, d’autant plus qu’ils savent pertinemment que les relations franco-algériennes ont atteint un point de rupture, à cause de l’attitude hautaine de la France", a-t-il ajouté en substance. Le porte-parole du Front de Libération Nationale (FLN), Issa Kassa, a dit douter que cette décision soit égyptienne, "mais elle lui a été dictée, si l’on mesure les choses à l’aune des alliances conclues par l’Egypte au cours des dernières années".Miloud Charfi, porte-parole du Rassemblement National Démocratique (RND), parti du chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia, a réagi en ces termes : "l’Egypte n’a pas le droit, et encore moins n'importe quelle organisation ou partie, de classer les pays ou de les juger pour ce qui se passe en leur sein".

Ismain
Jeudi 11 Novembre 2010 - 00:01
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