REFLEXION

REHABILITATION DU VIEUX BATI A ORAN : Encore un projet reporté



REHABILITATION DU VIEUX BATI A ORAN : Encore un projet reporté
Les travaux de réfection et de consolidation de quelques immeubles du centre ville ne seront finalement pas entamé. Les entrepreneurs chargés de cette opération programmée, il y a déjà un an de cela par office de la promotion et de la gestion immobilière ont procédé à l’enlèvement des grands échafaudages qui « ornaient » ici et là certaines grand bâtisses répertoriées au registre du vieux bâti oranais devant être « réhabilité ». Mais selon des sources proches du dossier, cette opération plutôt « mal ficelée » se serait heurtée à des litiges financiers entre les opérateurs retenus pour la réalisation de ces travaux et le maître d’ouvrage. Les oranais avaient d’ailleurs remarqué depuis longtemps que ces échafaudages en tube d’acier entourant des façades d’immeubles sur de grandes artères du centre ville ne servaient à rien et restaient depuis de longs mois désespérément inutiles. Des échafaudages qui en comburaient le trottoir ajoutant aux désagréments urbains tous les risques et les dangers d’effondrement de ces montagnes de pièces métalliques fragilisées par les vols et les intempéries. Ces tubes de fer volés se vendaient selon nos informations à 1.500 DA l’unité. Les entrepreneurs concernés lassés d’attendre le paiement des premiers travaux réalisés aux boulevards Maata Mohamed El Habib et Mascara auraient décidé de démonter leur matériel pour éviter les risques et les charges de gardiennage inutiles. Mais certains indiscrétions du côté de l’OPGI laissent entendre que les premiers travaux réalisés par ces mêmes entrepreneurs mécontents seraient loin d’être conforme aux clauses des cahiers de charge et encore moins aux attentes des résidents concernés. Pour bon nombre d’observateurs avisés, les travaux entrepris dans certains immeubles colmatage des brèches visibles et peinture des murs de façade n’ont rien à voir avec les véritables opérations de « restauration ou de réhabilitation » annoncées à grand bruit médiatique des opérations qui ont mobilisé des crédits considérable et qui devaient en principe délivrer El Bahia Wahran de ce fléau du vieux bâti qui la gangrène depuis des décennies. Il semble bien hélas que ce dossier reste toujours l’otage des carences et des lourdes insuffisances « stratégiques » adoptées. Le manque de professionnels compétents en matière de restauration et de consolidation de vieilles constructions et les vifs reflex du gain facile et de la prédation qui animent bon nombre d’acteurs en course pour la conquête des crédits destinés au développement local ne cessent de ruiner les efforts et de briser les initiatives des responsables qui luttent pour la réhabilitation du statut et de l’image de marque de la capitale de l’ouest du pays. D’autres pays pourtant moins nantis en richesses naturelles et en ressources pétrolières, réunissant l’exploit de sauvegarder et de réhabiliter des monuments et les quartiers entiers construits avec des matériaux datant de plusieurs siècles. A sana au Yemen, des immeubles en briques de paille et d’argile plus anciens que nos bâtisses du centre ville sont maintenus dans un parfait état de confort de solidarité et d’esthétique urbaine faisant la fierté des habitants. A Oran seules des agitations inutiles marquent l’arène urbaine truffée d’inepties et de paradoxes hallucinants. A l’entrée ouest de la ville le fameux bidonville dit « coca » qui depuis trente ans viole une belle forêt urbaine reste à ce jour au cœur des tractations et d’étranges compromissions. Mille et une fois démoli puis reconstruit par les nouveaux occupants de baraques interdites, le bidonville de coca qui mérite bien son nom, revient régulièrement avec son « comité de résidents » ses vrais et faux et ses faux sinistrés, peser de tout son poids sur la distribution des quotas de logements sociaux. Tous les chefs de daïra qui depuis vingt ans se sont succédé au chevet de la capitale oranaise ont été « contraints » de se rendre eux-mêmes compte sur ce site pour arrêter la liste des « bénéficiaires méritants » et exclure les faux nécessiteux et d’autres « indus occupants » comment une ville qui, n’arrive pas à gérer ses déchets ménagers ni à préserver l’une des rares forêts urbaines peut prétendre résoudre d’autres problèmes plus épineux comme celui du vieux bâti et de maintenance de la construction ?

N. Bentifour
Mercredi 24 Novembre 2010 - 17:36
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