REFLEXION

REHABILITATION DE L’AGRICULTURE A MASCARA : Le méga projet du MAO à la rescousse ?

Suite aux recherches scientifiques effectuées dans le domaine de l’agriculture qui accusait un retard au niveau du développement, il a été créé la première station d’épuration et de traitement des eaux usées au niveau de Mascara en 2004. L’expérience était concluante et c’est ce qui a permis la réalisation de 22 autres stations à travers le territoire de la wilaya par la D.R.E. et la participation de l’office national des traitements des eaux.



75 000 m3/jour sont destinés à l’irrigation de 4562 ha. Cette eau est destinée aux arbres fruitiers. D’autres parts, la D.R.E a procédé à la réalisation de 11 retenues collinaires pour le stockage de 3,47 millions de m3 pour l’irrigation de 578 ha et l’abreuvage des troupes dans le but de maintenir la population rurale dans ses terres. La wilaya a également bénéficié d’un méga projet qui s’avère le projet du siècle et qui concerne le dessalement des eaux de mer (M.A.O) et son transfert sur le couloir Mohamadia, Sig et Mascara à partir duquel sont alimentées 16 communes du nord, ce qui permet l’orientation des eaux de barrages vers l’irrigation des terres agricoles et qui peut toucher jusqu’à 47.000 ha qui représente 15% de la superficie totale de la wilaya qui est estimée à 312.787 ha répartie sur trois zones qui sont la plaine d’El Habra-Sig, 158.000 ha qui nécessite une pluviométrie variant entre 250 à 300 mm/an, destinée dans sa totalité à la culture de l’olive. La zone des monts Beni Chougrane, 180.000 ha qui nécessite une pluviométrie variant entre 300 à 350 mm/an, destinée pour les céréales et le vignoble. La plaine de Ghriss, 162.000 ha qui nécessite une pluviométrie variant entre 250 à 300 mm/an destinée aux céréales et le maraichage. Les ressources en eau à travers le territoire de la wilaya proviennent d’un nombre important de puits. Les puits profonds déclarés sont au nombre de 674 qui permettent l’irrigation de 4408 ha, les puits ordinaires 4243, qui permettent l’irrigation de 36.542,5 ha. Les puits illicites non déclarés sont au nombre de 4.000. Suivant l’arrêté de wilaya n° 2264 modifié et complété par le l’arrêté de wilaya n° 660 du 4/05/2009 portant la règlementation et l’octroi de concession pour creuser des puits dans les zones rouges comme les communes de Mascara-Mamounia-Tighennif-Sidi Kada-Hachem-Menaouer-Zelamta-Nesmoth-Sidi Boussaid-Matemore-Ghriss-Maoussa-Makda-Tizi-Froha-Bouhanifia-Ain Fekan-Oued Taria-Benian-Aouf-Oggaz et Ghomri, et toute autorisation peut être exploitée sous la condition d’être éloigné  d’au moins 2 km des puits de la commune destinés à alimenter les citoyens en eau potable, les décharges publiques et les stations d’épuration. Pour préserver cette source de vie importante, la D.R.E a réévalué le rôle de la police des eaux pour combattre le gaspillage sous toutes ses formes et mettre fin à l’utilisation illicite des eaux et ce, à travers des contrôles permanents et l’interdiction de creusement  de puits illicites dans les zones dites rouges pour épargner la nappe phréatique stratégique des eaux qui peut mettre notre pays en danger.

B. Boufaden
Dimanche 5 Juin 2016 - 19:11
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