REFLEXION

REGROUPEES A L’ECOLE KAID AHMED DEPUIS 11 MOIS A RELIZANE : Les familles interpellent le Wali pour abréger leur calvaire



REGROUPEES A L’ECOLE KAID AHMED DEPUIS 11 MOIS A RELIZANE : Les familles interpellent le Wali pour abréger leur calvaire
Les familles quoiqu’elles reconnaissent que leur problème est lourd et que sa solution n’est peut-être pas pour demain, mais n’empêche, qu’elles interpellent M. Le Wali d’abréger leur calvaire qui dure depuis presque onze mois. Ces familles vivent dans la douleur et dans la souffrance, ce qu’elles endurent depuis le mois d’Août 2009, est inimaginable. Leur situation est telle, qu’aucune famille ne souhaiterait se retrouver à leur place, mais ce qui nous a frappé le plus lorsqu’ils nous sollicité à leur rendre visite, c’est cette patience mélangée à de l’amertume et à de l’angoisse, et ils y croient dur comme fer que Dieu ne les laissera jamais tomber, qu’il viendra un jour ou l’autre à leur secours et les sortira à jamais de ce ghetto artificiel bâti au sein d’une école primaire en attendant mieux. Le plus frappant encore, toutes ces familles composées dans leur totalité de plus de 400 personnes entre vieux, hommes, femmes, jeunes, moins jeunes, nourrissons, ne perdent pas espoir et disent qu’ils ont une entière confiance aux autorités et plus particulièrement M. Le Wali, qui leur avait promis, dit-on de trouver une solution qui serait à même de les soulager de leur calvaire quotidien. En effet, le problème n’est pas facile à résoudre et demeure un lourd fardeau pour les autorités concernées et quelque soit la solution envisageable, ces familles restent confiantes et ont foi en leur créateur et font confiance en leurs gouvernants. Pour rappel, ces familles qui vivaient dans des bidonvilles à la cité Ziraïa, ont été délogés dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire (RHP). Quelques deux cents familles ont été relogées dans des logements décents flambants neufs à la nouvelle ville de Bourmadia le 03 Août 2009, sur décision de M. le wali et le reste devait être pris en charge dans une seconde étape croit-on savoir. Recensées, ces familles dont le nombre dépasserait les 150, ont connu des péripéties sans fin. Selon les déclarations de certains pères de familles que nous avons rencontrés à l’école primaire Kaid Ahmed sise à la cité Zaghloul, où ils trouvent refuge pour l’instant avec leurs familles, lors de leur évacuation, le mois d’Août 2009, ils ont été installés dans différentes écoles primaires dont celles de Hai Chémirik, celle des Castors, de Bourmadia, de la cité la Ropelle, de la Cité Zergaoui, Hai El-Afia etc…, en raison de 15 à 20 familles par école. Toutefois, avec la rentrée scolaire, ces établissements scolaires devaient être évacués en urgence pour permettre aux élèves de reprendre les cours. Et c’est ainsi qu’un bras de fer s’installa entre les responsables concernés et ces familles qui refusaient de quitter les lieux, mais loin s’en faut, il fallait obéir à une décision de justice qui les somma de quitter les lieux immédiatement. Chose faite. Mais de quelle manière ? Toutes les familles expulsées, n’ayant plus où aller, ni à quel Saint se vouer, n’ont trouvé d’autre solution que de monter leurs tantes devant ces établissements scolaires, ce qui n’allait pas sans perturber le bon fonctionnement des écoles en question. Cette situation a duré selon nos interlocuteurs presque sept mois, du mois d’octobre 2009 au tout début du mois de mai 2010, où, ces familles se sont vues délogées encore une fois vers un seul endroit qui devait les rassembler toutes, jusqu’à nouvel ordre. Et cet endroit n’est autre que l’école primaire Kaid Ahmed située à Haï Zaghloul, qui les abrite aujourd’hui. Ces familles composées chacune d’elles entre 4 et 6 personnes, vivent dans une situation intolérable sur le plan de l’hygiène et de la salubrité. Ce refuge comme ils l’appellent n’est pas fourni en électricité, seule l’eau existe et tant mieux. Les tentes sont plantées dans la cour de l’école, tel un camp de toile dressé en plein campagne. Les sanitaires de l’établissement servent de toilettes pour l’ensemble des familles, chose inacceptable chez les familles conservatrices algériennes que nous sommes, et par respect à ces principes justement, personne ne s’aventure vers ces toilettes de peur d’avoir des accrochages et cela sous-entend que ceci ne pourrait perdurer. Un jeune homme, nous fit part d’un incendie qui s’est déclaré sous une tente, il y a de cela une semaine et si ce n’est la présence des hommes à cette heure-là, la tente serait partie en fumée avec tout ce qu’elle contenait comme enfants, ustenciles et literie. Les jeunes hommes avaient avisé et ont appelé les services de la protection civile qui n’ont pas tardé à rappliquer. La chaleur à l’intérieur des tentes est insupportable, l’air est suffoquant au point que parfois ils n’arrivent plus à respirer et la seule solution qui s’offre à eux c’est de s’échapper vers l’extérieur pour s’oxygéner. Cette situation met en péril la santé des enfants notamment les nourrissons et les femmes enceintes, qui subissent pendant toute la durée de leur grossesse un supplice qui ne dit pas son nom, elles sont exposées à plusieurs maladies du fait du manque d’hygiène et de prise en charge sérieuse. En hiver, pas de chauffage, on s’y adapte avec les moyens du bord, en été c’est la canicule insupportable à vivre, que faire ? La question reste posée. Mais avec tous ces problèmes et ces tracasseries au quotidien, ces familles restent imperturbables, persistent et signent, que les autorités ne les oublieront pas et espèrent qu’ils leur trouveront une solution dans les meilleurs délais possibles. Cette confiance placée en leurs responsables, est un acte de foi, de bonté et de patience, et partant de ce principe, toutes ces familles interpellent M. Le Wali et le prient d’étudier toutes les possibilités envisageables à l’effet de venir à bout de leur calvaire. Ils le répètent encore une fois que la solution n’est pas aussi facile que l’on pourrait l'imaginer, mais le fait que leur cas soit pris en charge dans un proche avenir, les soulagera et les mettra définitivement à l’abri.

Hocine
Jeudi 17 Juin 2010 - 00:01
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