REFLEXION

REGARD SUR LA REVOLUTION A MOSTAGANEM : Mostaganem, terre des hommes libres

Mr Khalifa Mohamed, Président de l’association du Renouveau et la promotion de Mostaganem et ex-cadre de la nation, nous relate un pan de l’Histoire de Mostaganem, terre des hommes libres. Il dira : « L’adage populaire que nous tenons de nos aïeux dit qu’effectivement Mostaganem est une ville qui a toujours su intégrer toutes sortes d’individus venus d’ailleurs, les rentrants venus s’installer subrepticement mais fuyant la ville en fin de compte dans la précipitation.(Mestralim, lidakhalha zareb oua li kharedjha hareb). La seule protection occulte, elle la tire de ses 40 chachias ».



Les quarante (40) marabouts loués par le poète mostaganémois Bentobdji dans sa qasida. La composante humaine est composée pour l’essentiel des Medjahers et des Hachems qui ont déjà respectivement un passé glorieux contre l’envahisseur depuis des temps immémoriaux. Pour preuve, à l’appel de l’émir Abdelkader pour se joindre à ses troupes, les médjahers ont répondu à la condition que la plaine d’habra leur soit préservée intégralement. (Charte el médjahers 3alla habra).Quant aux Hachems, leur glorieux passé reste méconnu, ils ont eu des escarmouches contre les troupes Ottomanes basées au fort de l’Est, venues la nuit investir leurs lieux de résidence en guise de représailles, pour avoir refusé de verser la dîme. Avisés sur le plan d’attaque, les hachem se sont donnés le mot entre eux, les fouagas et les tehatas, pour se venir en aide dans le cas où l’attaque se passera la nuit. La bataille s’est soldée par la défaite des janissaires, pourchassés jusqu’aux plages de Kharouba. Après cette défaite, ils renoncèrent à leur réclamer les impôts. Du fait que la règle établie par l’empire ottoman qu’il s’agissant d’une tribu chorfa, ils demeurent exonérés de la dîme. Un autre fait historique marquant, les troupes à leur tête le sinistre général Pélissier, ayant procédé aux ‘’enfumades’’ du Dahra, vinrent installer leur campement à Sayada ; plaine verdoyante, terrain de parcours des hachems, spoliés de fait, ils ont réagi d’une façon foudroyante contre ce campement après avoir tenu une réunion au lieu dit du mausolée de Sidi Belmehel sous un caroubier séculaire, en choisissant pour l’attaque du campement une nuit sans lune et éventée, où pour la première fois le général Pélissier a été blessé par un coup de sabre au visage ( une stèle était érigée à son effigie à la place de Sayada) emportée en 1962 en France parmi les archives. Les constances dans ce peuple Algérien arabo-amazigh ce sont : honneur, dignité, magnanimité, aversion pour la ‘’hogra’’, amour de la liberté, le pardon, la tolérance et laissant les événements appartenir à Dieu Tout-Puissant. Leur principe sacro-saint tiré du Coran et de la Souna (La Karaha fi dine). C’est dire que ce n’est pas la première fois que la ville de Mostaganem se trouve être prisée pour son opulence, la richesse de ses vergers, son plateau verdoyant et sa générosité envers les pauvres. En 1919, l’Algérie a connu  une sécheresse sans pareille, ce après quoi, une vague d’apport humain venue de la petite Kabylie et le gros de la tribu de béni Aouragh s’y implantèrent ; ils ont trouvé refuge humanitaire et sont en état actuel des Ouleds el bled, statut que personne ne peut contester. Parmi leurs descendants il existe un bon nombre de martyrs. Les Amara, les Nait, ouled Belasker, les Chérik, les khatib, les djelouat, les feknous, ce sont des descendants de tolbas et des oulamas de bénis Abbés (petite Kabylie). Bien entendu, toutes les tribus des alentours les béni zentis, les Mazounis, les béni Zaroual, les Taougritis, les béni Chougranne, les chorfa, les achaacha, les maghnis constituant le substrat de la population Mostaganémoise qui ont payé déjà un lourd tribut lors de l’envahissement du pays et de la guerre de la Révolution ( Cassaigne, Ouillis portaient les noms des officiers français tortionnaire s et criminels ayant participés au massacre de la population autochtone, pour leur enlever leur terre généreuse. Ce melting-pot c’est-à-dire le creuset, constitué bien avant celui des Américains sur la base des principes islamiques immuables, ciment solidaire que le temps ne peut altérer. Combien même que quelque fois les intérêts des uns divergent par rapport à ceux des autres ; et gare à ceux qui cultivent l’égoïsme, l’arrogance et le mépris. Mostaganem et ses saints les répugnent à la longue, l’humilité et leur devise, la largesse d’esprit exige la compréhension des malheurs des autres et le pardon. Il faut dire que les zaouïas implantées de longues dates ont concourus par leur sagesse et leur piété à véhiculer à cette culture bien spécifique à Mostaganem, celle de l’acceptation de l’autre contrairement à Jean Paul Sartre qui a avancé que ‘’les autres c’est l’enfer’’. Après tout, et nonobstant de ce qui est développé plus haut, l’homme, ce roseau pensant est au centre de toute transformation sociologique, eu égard au progrès technique et aux politiques qui le sous-entendent. Et il suffit d’une bonne adéquation entre ce qui se dit et se fait pour voir poindre à l’horizon des améliorations dans la société. L’État est en charge des situations les plus complexes et il arrive à éradiquer les maux sociaux dès qu’ils apparaissent. C’est pourquoi, nous ne perdons pas espoir à voir notre société se parfaire au fil du temps. Ce genre de problèmes sociologiques trouver leur solution dès lors qu’il y a mise en place de conditions de bien être pour les individus que nous sommes ».

B. Cherifi
Mercredi 29 Octobre 2014 - 16:38
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