REFLEXION

REFORMES POLITIQUES OU CHANGEMENT RADICAL : Quelle politique pour quelle rentrée sociale ?

Le nationalisme est en voie de disparition. Ceci est une réalité à force de constater régulièrement la conduite à tenir et agissements de « militants » de Partis, de responsables et même de certains ministres et anciens Révolutionnaires, qui ont adopté une culture de béton, et des avantages .



REFORMES POLITIQUES OU CHANGEMENT RADICAL : Quelle politique pour quelle rentrée sociale ?
Tout changera dès que le pouvoir devient maniable à leur faveur. Le tout puissant FLN est un mythe aujourd’hui, affirme un ancien membre. L’homme sait de quoi il parle ; il fut, durant des années, le très actif conseiller politique du Président Houari Boumediene. Il n’est pas seul à penser aujourd’hui que, si le FLN peut encore soulever des tempêtes ici et là, il n’a plus la complète maîtrise du climat social. Révolu le temps où le FLN ou même son jumeau le RND, pouvait s’appuyer sur plus de 7 millions d’Algériens, de fidèles pour lancer ses communiquer et discours. C’est Pourquoi, les algériens n’observent plus d’activités militantistes sur le terrain. Cette culture Révolutionnaire a bel et bien disparue, seule la culture du béton, des lots de terrains, des terrains agricoles, de l’importation des licences qui favorisent uniquement une partie des algériens aux détriments de toute la famille Révolutionnaire qui est le peuple algérien. Le FLN, n’est pas seul touché. Depuis peu, il ne se passe guère de semaine sans que l’un ou l’autre des dirigeants des Partis Politiques ne se lamente sur les difficultés d’attirer de nouveaux adhérents. Constat paradoxal que cette anémie partisane, alors que, depuis le début de cette année, le FLN et le RND ainsi que le complément d’objet direct Hams, ont été secoués par des conflits aigus. Le choc politique de janvier 1992 aurait pu réveiller les ardeurs. La victoire du Front Islamique du Salut FIS n’avait-elle pas suscité une vague de démission au sein du FLN, qui depuis octobre 1988 subissait la foudre populaire et surtout la jeune génération. Depuis le FLN aurait dû prendre les leçons et abandonner la voie dont certains de sa troupe ont déviés. Car c’était finies, l’émotion et la poésie, le cœur n’y était plus. Le FLN nous fait penser à une vieille maison : les murs tiennent grâce aux couches de peinture, il suffit de gratter pour voir les fissures. Des fissures qui ont englouti plus de sept années et demie de militantisme révolutionnaire. A qui faut-il attribuer cette démobilisation que connait le F L N ? Et connaitront sans doute les autres partis. Surtout après la révolte des peuples arabes et la chute des chefs de régime, dont le feuilleton est toujours en marche et ne s’arrêta pas sans que la mission d’assainissement ne soit complètement accompli. Faut-il encore noircir le tableau ? En ce début du second semestre, où tout le monde attends les nouvelles sur les réformes politiques, un pays en sursis, malgré le fait qu’il bouille depuis longtemps, le volcan risque de cracher. Alors dans son palais présidentiel à El Mouradia, Abdelaziz Bouteflika réfléchit, seul. Présidant aux destinées de l’Algérie depuis maintenant douze années. Le successeur de Liamine Zeroual voit bien que tous les projecteurs sont braqués sur son pays. Où va l’Algérie ? Une question qui se pose avec anxiété à Alger, Oran, Annaba ou Bechar, mais aussi à Paris, Londres ou New York. Politiquement d’abord : qui va sortir gagnant de la gigantesque prochaine redistribution des cartes ? L’enjeu est aussi économique. Présenté pendant longtemps comme l’une des vitrines du continent Africain, comme l’un des rares pays africain à avoir réussi son décollage. L’Algérie doit maintenant, traverser une forte zone de turbulences politiques qui pourrait, si elle se poursuivait, entraver son développement. Il faut aujourd’hui remettre les pendules à l’heure. Tout simplement parce que le « système Bouteflika », aussi efficace a –t-il été, peut difficilement perdurer. Dans un monde économique ouvert et dangereux, et pour un pays qui compte, il était impossible de continuer de garder sous le manteau les chiffres exacts des revenus pétroliers et gaziers, de jouer avec la plupart des statistiques, de permettre le développement d’une économie parallèle. Certes, les critiques que l’on entend à l’encontre de la gestion du pays sont souvent suspectes, certains brûlant aujourd’hui un peu trop vite ce qu’ils ont adoré hier. Placé en ligne de crêtes. Bouteflika, doit, s’il veut tenir ses promesses, profondément réaménager les circuits économiques et sociaux. Mais il doit le faire sans provoquer de traumatismes. On a trop tendance à caricaturer notre pays, à en faire une sorte de paradis pour les entreprises étrangères depuis l’année 2000, mais on oublie trop souvent notre agriculture, qui est la sève même de l’Algérie. Une agriculture qui permet si on voulait, bon an, mal an, de nourrir la population et des recettes pétrolières substantielles pour un pays de 30 millions d’habitants : voilà – si l’on schématise – les deux clefs du « miracle algérien ». A cela, il faut ajouter un élément essentiel : la stabilité politique - obtenue non sans traumatisme – qui se double d’une politique économique d’une très grande prudence. Pour éviter, en effet la « surchauffe pétrolière » Dans tous cela, les uns appellent à un changement radical, d’autres revendiquent des Réformes politiques, et entre les deux camps, les Partis au pouvoir continuent à se la couler douce, malgré ce qui se passe à l’intérieur du FLN.

Ibn Khaldoun
Mardi 23 Août 2011 - 11:30
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