REFLEXION

REFLEXION REND VISITE A LA COMMUNE DE NEKMARIA : Malgré les efforts consentis, le développement local reste en deça des espérances citoyennes



La commune de Nekmaria s’étend sur 4 km². En 2008, elle comptait 10438 habitants. Elle a été érigée comme commune autonome en 1985. Avant cette date, elle dépendait de la commune de Khadra. Elle se situe à la limite est de la wilaya de Mostaganem. Au sud la commune fait frontière avec la wilaya de Relizane et à l’est avec la wilaya de Chlef. La commune de Nakmaria, contrairement à d’autres localités de la région, se porte bien. « Il y a des logements, du travail, de l’eau et de l’électricité, des routes aussi, mais surtout des citoyens patients, disciplinés et confiants en l’avenir ». Selon les propos d’un responsable local. Les jeunes ont la faveur d’avoir un stade flambant neuf ; sa tribune est en projet. Pour les réalisations des routes, Nekmaria s’est vu dotée de 240 000 000 dinars. Le projet a déjà démarré. Une liste est ouverte pour les logements en auto construction. Il s’agit de la réalisation de 300 habitations dans ce cadre. Chaque bénéficiaire obtiendra une aide de 900 000 de dinars. Certaines personnes ont déjà obtenu 120 lots précédemment. S’ajoutent à cette liste d’acquis, des logements sociaux que l’on peut voir à l’entrée du village. C’est un projet de 110 logement dont 70 ont été réalisés et 40 sont à 85%. Les gourbis et les vieilles bâtisses aux toits de tôle de zinc ou de briques sont éradiqués à la satisfaction générale des citoyens de cette commune. Concernant l’emploi, 400 postes de pré-emploi, 70 dans le cadre de l’emploi des jeunes et 80 postes dans un autre programme vont prochainement être octroyés. La scolarisation des enfants et l’électricité dans les foyers ont atteint un haut degré de satisfaction et pour pouvoir affronter désormais les grandes chaleurs, les responsables locaux ont pensé à inscrire un projet pour la réalisation de leur piscine municipale. Cependant, deux douars situés en amont, moins chanceux que le chef lieu de la commune, attendent encore que le robinet coule chez eux. L’étude de faisabilité aurait déjà été réalisée, Il n’y a plus qu’à attendre surtout si l’on sait que l’eau sera pompée vers les hauteurs et pour cela le projet nécessite de grands moyens. En tout, trois douars ont bénéficié de l’AEP et trois autres s’arment de patience face à la bonne foi et les efforts consentis par les responsables pour La prise en charge de la distribution de cette matière vitale. Le problème qui semble préoccuper le plus la localité est bien celui de la rareté des terrains. Toutes les terres sont des propriétés privées. Les salles de soins, aussi, rajoutent à cette difficulté. Il en existe trois seulement pour 11 douars. la population locale garde l’espoir de pouvoir bénéficier de quelques projets en matière de santé du moment que ceci est inscrit dans le Programme de développement communal. Le plus urgent reste actuellement d’étancher la soif des douars Chkana et Nefaïssia. Il y a lieu de souligner qu’à Nekmaria il n’u a aucun restaurant, les habitants de cette commune, à l’instar de tous les algériens fidèles aux traditions, font de l’hospitalité une règle de rigueur et c’est chez eux que les passagers s’altèrent, prennent le café ou déjeunent quand c’est l’heure. Nekmaria est aussi une région qui a connu de hauts faits de guerre. Et pour cause ; c’est dans cette même localité qu’ont été perpétrés les massacres par le sinistre colonel Pélissier sur les Ouled Ryah. Disons que cela fait bien longtemps que les Français ont appris aux Allemands comment commettre un crime de guerre, un génocide ou un crime contre l’humanité en utilisant le principe des fours crématoires et en murant les grottes où mille deux cents à mille cinq cents Algériens ont été exterminés par suffocation un certain juin 1845 dans la grotte de Ghar El Frachih. Ce fait restera gravé dans la liste des atrocités et des horreurs de la France en Algérie. Les Nekmariens à l’époque postindépendance, vu la pauvreté qui sévissait chez eux, constituaient un réservoir de main-d’œuvre à bon marché qui allait ériger ponts et autoroutes, tunnels et bâtisses modernes de la France coloniale .Ceci explique l’importante communauté nekmarienne installée actuellement en France et à 90% à Limoges. Limoges qui vit naitre un certain génocidaire de sinistre mémoire : le maréchal Bugeaud.

Benatia
Lundi 27 Juin 2011 - 10:48
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MOSTAGANEM
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