REFLEXION

RECIDIVE ET FLAGRANT DELIT AU CENTRE-VILLE DE MOSTAGANEM : Où est-la STP ?

Du bricolage encore du bricolage au vu et au su de tout le monde, une entreprise qui a acquis le projet d’aménagement du centre ville, procède à la pose du carrelage d’une manière non réglementaire dite traditionnelle à l’aide d’un marteau et quelques jeunes sans qualifications ... La question qui se pose ou est la « STP » qui est sensée suivre le projet ? L’heure des amitiés de l’ex-wali est révolue !



RECIDIVE ET FLAGRANT DELIT AU CENTRE-VILLE DE MOSTAGANEM : Où est-la STP ?
A l’heure-même où nous mettons sous presse ces lignes, des bricoleurs et encore s’ils avaient le don du bricolage ouvriers s’acharnent à coup de marteau à dompter un carrelage de piètre qualité au centre-ville de Mostaganem. Devant le siège de la Banque Nationale d’Algérie, des traces de pas de quelque malheureux piétons disciplinés défoncent le béton qui devrait supporter le carrelage. Pas la moindre signalisation règlementaire n’indique au piéton qu’il doit dévier les travaux à part une échelle barrant le trottoir et une bande blanche et rouge trainant par terre. L’heure n’est plus au « halte qui va là? » dont a usé M. Ouadah comme recommandation durant toutes ses journées d’inspection à travers la wilaya, mais aux mauvaises habitudes acquises au jeu de coudes pour s’enrichir au plus vite et on n’y peut rien dans l’immédiat. Une guerre d’usure est nécessaire quitte à perdre du temps bien précieux. Recommencer et refaire à la charge de l’entreprise certes, mais le gâchis est quand même comptabilisé quelque part comme dégât et c’est aux experts de nous expliquer les pertes et profits quand un mur, des escaliers ou de la faïence sont refaits. Même un enfant vous dirait que la pose du carrelage qui s’opère au centre-ville de Mostaganem n’est pas règlementaire. La découpe doit se faire avec du matériel approprié sinon avec une tronçonneuse à disque. Le carrelage devrait être posé comme le posent chez eux les responsables, les patrons, les chefs, les maîtres d’œuvres, les ingénieurs, les architectes, les conducteurs de travaux, les chefs de chantiers, les manitous, les sachems ou tout autre « boss » chargé de contrôler, suivre, superviser, vérifier, surveiller, examiner ce tout petit projet. Avons-nous oublié quelqu’un ? Encore une fois, qui de ceux-là permettrait chez lui une telle monstruosité ? L’abomination est telle que l’on procède à un joint au ciment blanc pour camoufler la difformité. « Y a-t-il un pilote à Mostaganem ? » C’est toute honte bue que l’on s’affaire à poser ce maudit et répugnant carrelage de piètre qualité et de mauvais goût, indigne de cette belle ville que l’on veut ériger au rang des belles et grandes villes de la Méditerranée. «La perle de la Méditerranée » ne verra jamais le jour avec ceux-là qui n’ont même pas le moindre grain de volonté pour sauver une ville à la dérive. La preuve, l’irrémédiable souk d’Aïn Sefra, cette tâche honteuse. A la limite, elle ne sera que la ville aux hideux ronds-points que les « méconnaisseurs » qui n’ont jamais les pieds hors de ce gros village veulent faire passer pour beaux. Tout le monde vous dira qu’à Mostaganem, il n’est plus question que de ronds-points. Les beaux ronds-points. Même le Colisée ne fait pas la beauté de Rome et la tour Eiffel pas du tout celle de Paris. C’est tout un ensemble l’attrait et l’agrément d’une ville. Diantre ! Comment, une entreprise chargée d’embellir un centre-ville fréquenté par moult nationalités, qui accueille une multitude de rencontres, de séminaires et de festivals, ne peut même pas déplacer une borne en fonte en rajoutant morceau de chaine jusqu’à la limite du trottoir ? Le cahier des charges ne stipule pas une telle opération, peut-être bien, mais où est la conscience et l’acte citoyen ? Encore une fois, où sont les responsables et qui est responsable ? Devrons-nous attendre une intervention de M. le wali pour de menus fretins? Ou du chef de l’APW ? Ou d’un ministre ? Quelqu’un a certaines obligations en matière d’embellissement de la voirie. Qu’il se manifeste quand même ! Pour quelqu’un au courant de tels phénomènes, un tel acte n’est point une négligence, mais peut-être un silence voulu qui sert d’investissement quelque part. Une chose qu’ignore le commun des mortels. Sinon pourquoi ne pas bien faire ou laisser bien faire ? Ou carrément ne rien faire, car l’agent appartient à autrui.

Yacine
Vendredi 12 Novembre 2010 - 22:01
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