REFLEXION

RASSEMBLEMENT DES GARDES COMMUNAUX A ALGER: « Maintenant que le terrorisme est vaincu, on nous abandonne »

Ils ont tenu bon. Certes les gardes communaux n'ont pas manifesté sous les fenêtres de la Présidence de la République, mais ils étaient plusieurs centaines sur la place des Martyrs toute la journée de ce dimanche, présents ensemble pour mettre la pression sur les autorités.



RASSEMBLEMENT  DES GARDES COMMUNAUX A ALGER: « Maintenant que le terrorisme est vaincu, on nous abandonne »
Normalement on devait être à El Mouradia, mais nous avons voulu éviter les problèmes et la confrontation, alors nous sommes venus Place des Martyrs », explique Hakim, un des meneurs du rassemblement. En tout cas, tous sont à l'unisson. Les propositions de Dahou Ould Kablia, ministre de l’Intérieur, après leur première manifestation nationale du 7 mars sont insuffisantes. « Ils n'ont accepté que deux ou trois points de nos revendications, mais rien sur la prise en charge des blessés, les rappels de salaires par exemple », constate, amer, Mehdi, un garde communal de Batna. Les gardes demandent notamment une retraite mensuelle de 28 000 dinars, la gratuité des soins dans les structures publiques, un rappel d'heures supplémentaires, une attestation prouvant leur participation à la lutte antiterroriste et l'intégration des plus jeunes dans l'armée ou la police, et pas au sein de l'administration comme le propose le gouvernement. Et pour se faire entendre, les gardes communaux occupent la Place des Martyrs. Ils sont passés outre les barrières déployées par les forces de l'ordre et se sont positionnés au cœur même de la place. Sur les banderoles qu'ils ont accrochées un peu partout, notamment sur le kiosque au centre de la place, on peut lire « halte à la hogra », « nous sommes fils de moudjahidine et petits fils de chouada ». Les policiers, très nombreux, maintiennent une présence calme, le long des arcades jusqu'au square port Saïd. D'autres sont dans les fourgons, une bonne vingtaine, positionnés autour de la place. Certains viennent discuter dans le calme avec les manifestants. Rien à voir avec la répression qui entoure les autres mouvements sociaux. Mais ce n'est pas cela qui va endormir la conviction et la détermination des gardes communaux. « Nous avons passé des moments très durs depuis 1994. Ce qu'on nous propose aujourd'hui n'est pas à la hauteur de nos sacrifices. Nous sommes ici pour dire à tout le monde que nous sommes des hommes, nous avons beaucoup risqué », témoigne Hichem, garde communal venu de Aïn Defla. « Nous avons travaillé contre le terrorisme pour le peuple algérien. Maintenant que le terrorisme est vaincu, on nous abandonne et ils s'en foutent de nous », s'emporte Salah, un vieux garde de la région de Bouira. Vers 14 heures, un des gardes annonce, juché sur le kiosque, que la réunion entre une délégation de huit de leurs représentants et la Présidence de la République se prolonge. « Beytin, beytin », « El Mouradia rayhin », « latisam latisam », reprennent en chœur tous les gardes. Leurs espoirs reposent donc maintenant sur le président de la République. Une réponse de sa part sur leurs revendications est attendue en fin de journée. « Si la réponse ne nous convient pas, nous passerons la nuit ici, et les jours suivants s'il le faut », assure Hakim.

Ismain
Lundi 4 Avril 2011 - 13:50
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