REFLEXION

RAPT A IN AMENAS : Cinq Japonais et un Français enlevés

Un Français et cinq Japonais auraient été enlevés par des rebelles islamistes vers In Amenas, dans le sud de l’Algérie, affirme l’agence Reuters, qui cite des sources locales et diplomatiques. Ni les autorités algériennes ni les autorités françaises n'ont confirmé les enlèvements, mais les médias parlent de trois otages, dont deux Français.



RAPT A IN AMENAS : Cinq Japonais et un Français enlevés
Des islamistes disant venir du Mali ont attaqué mercredi un site de British Petroleum en Algérie et pris en otage plusieurs employés, dont des Japonais et un Irlandais, selon des sources l’attaque a fait deux morts et six blessés. La confusion régnait sur la nationalité des autres otages, dont le nombre n’était pas clair. Des sources diplomatiques occidentales à Alger ont fait état de ressortissants britannique, norvégien et japonais, tandis qu’un député algérien de la région de Tamanrasset dans le sud de l’Algérie, Mahmoud Guemama, évoquait un Français et quatre Japonais pris en otages. Le ministère irlandais des Affaires étrangères a indiqué qu’un citoyen irlandais, originaire de la province britannique d’Irlande du Nord, faisait partie des personnes kidnappées.Un porte-parole de l’ambassade de France a indiqué pour sa part qu’on «ne pouvait pas confirmer qu’un ressortissant français avait été pris en otage». Deux personnes ont été tuées et six autres blessées, dont deux étrangers, lors de l’attaque menée par les islamistes mercredi matin dans la région d’In Aménas, dans le sud-est de l’Algérie, non loin de la frontière libyenne, a indiqué l’APS.Un groupe se réclamant d'Al Qaïda, la katiba des Moulathamine, a revendiqué l'enlèvement des cinq Japonais et du Français, rapporte l'agence de presse mauritanienne Ani.La Katiba des Moulathamine est dirigée par Mokhtar Belmokhtar, chef islamiste actif depuis des années dans le Sahara qui a fondé la milice l'an dernier, vraisemblablement après des dissensions avec d'autres dirigeants. La France mène depuis vendredi une intervention militaire au Mali pour y repousser une offensive de groupes islamistes armés liés à Al- Qaïda. «Une opération de l’armée algérienne est en cours contre les assaillants», ont indiqué des sources diplomatiques. 
 
Confusion autour d'une prise d'otage 
Selon APS, l’agence de presse algérienne, cette attaque, perpétrée vers 4h30 du matin, aurait fait 2 morts et 6 blessés dont 2 de nationalité étrangère, qui ont été évacués vers l'hôpital d'In-Amenas. L'homme tué serait français, selon Reuters. L'agence a d'abord évoqué l'enlèvement de cinq Japonais et un Français, citant des sources locales et diplomatiques. Pour l'AFP, qui a précisé que cette attaque avait eu lieu sur un site de British Petroleum, les employés enlevés seraient de nationalités britannique, japonaise et norvégienne, selon des sources diplomatiques occidentales. Un Irlandais figure parmi les otages, a également annoncé le ministre irlandais des Affaires étrangères. Mahmoud Guemama, un député du parti FLN,  a indiqué à l'agence française qu'un Français et quatre Japonais avaient été pris en otage. M. Guemama, a précisé avoir obtenu ces informations auprès de témoins sur place, mais à l'ambassade de France, un porte-parole a indiqué qu'on "ne pouvait pas confirmer qu'un ressortissant français avait été pris en otage". Cependant, des combattants d'Al-Qaïda venus du nord du Mali ont revendiqué cette attaque. "Nous sommes des membres d'Al-Qaïda et nous sommes venus du nord du Mali",  a affirmé le combattant, joint par téléphone, à l'AFP. Nous appartenons à la brigade Khaled Aboul Abbas, Mokhtar Belmokhtar", a-t-il ajouté. 
 
Cellule de crise activée à Paris
La cellule de crise du ministère français des Affaires étrangères a été activée après des rapts survenus mercredi en Algérie, a-t-on appris de source gouvernementale. Cinq Japonais et un Français ont été enlevés mercredi par des rebelles islamistes sur un site pétrolier d'In Amenas. Ni les autorités algériennes ni les autorités françaises n'ont confirmé les enlèvements. "Nous procédons actuellement à des vérifications. Nous n'avons pas de commentaire à ce stade", indique le quai d'Orsay dans un communiqué. La compagnie pétrolière BP a confirmé qu'il y avait un "incident de sécurité" sur son gisement gazier d'In Amenas mais qu'elle ne pouvait pas donner de détail supplémentaire. 
 
Des combats "au corps à corps" entre soldats français et islamistes
 
Sur le terrain, des combats « au corps à corps » opposaient mercredi soldats français des forces spéciales et combattants islamistes à Diabali, à 400 km au nord de Bamako, ont indiqué deux sources de sécurité. La localité de Diabali, a été bombardée à plusieurs reprises mardi par l’aviation française, mais les islamistes ne l’ont pas pour autant totalement quittée et, selon divers témoignages, ils cherchent à se fondre dans la population dont ils se servent comme bouclier. Dans cette zone, « nous avons les groupes les plus durs, les plus fanatiques, les mieux organisés, les plus déterminés et les mieux armés », selon le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. « On a affaire à plusieurs centaines, plus d’un millier – 1.200, 1.300 -, de terroristes dans la zone, avec peut-être des renforts demain », a-t-il ajouté. Plus de 800 soldats français sont d’ores et déjà déployés au Mali, et leur nombre devrait à terme s’élever à 2.500 soldats.
 
L’armée française engage une offensive terrestre 
L'armée française a entrepris une opération terrestre au Mali tout en poursuivant ses frappes aériennes contre les groupes islamistes. Elle progressait mercredi vers le Nord, bastion des djihadistes. Le combat "sera long", a prévenu le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, sur RTL. 
L'opération au sol, nouvelle phase de la mission Serval, est engagée "depuis quelques heures", a confirmé le chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud.Au sixième jour de l'intervention française, l'officier a précisé que des combats directs étaient à prévoir "dans les heures qui viennent" entre soldats français et rebelles.Le ministre français de la Défense a fait état d'une "opération très difficile" dans l'Ouest. La ville de Diabali, dans le centre-ouest du pays, est tombée lundi aux mains des islamistes.Le président français François Hollande a déclaré mardi que la France, seule engagée sur le terrain aux côtés de l'armée malienne, resterait dans son ancienne colonie jusqu'à sa stabilisation politique et sécuritaire, ouvrant la perspective d'une opération coûteuse et prolongée contre les rebelles islamistes.
 
7 000  réfugiés maliens affluent vers l’Algérie
 
Le bombardement de l’aviation française hier soir, du village malien « Adouinza », séparant le nord du sud malien, a semé une vive panique au sein de la population.Selon de sources locales, les habitants des zones frontalières avec l’Algérie, s’affluent de manière massive vers l’Algérie, alors qu’environ 3 000 ressortissants maliens se dirigent vers les camps supervisés par le Croissant Rouge algérien, près la wilaya d’Adrar.Il est vivement attendu,-selon de sources bien informées-que l’Algérie reçoive plus de 7 000 réfugiés fuyant la guerre dans le nord du Mali, dont la plupart sont des femmes, enfants ainsi des personnes âgées.Par ailleurs, les mêmes sources ont révélé que l’Algérie a reçu une demande pour accueillir les réfugiés fuyant la guerre au Sahel. 
 

Riad
Jeudi 17 Janvier 2013 - 00:00
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