REFLEXION

RAMADHAN A AIN TEDELES : L’autre visage de la ville

Comme à l’accoutumée et à l’image des autres villes algériennes, Ain Tédelès connaît un autre visage durant ce mois sacré du Ramadhan. Une fois le ‘’ftour’’ terminé, les multiples cafés du centre-ville sont pris d’assauts par les gens. On s’accapare même des places publiques pour recevoir un monde fou venu de tous les coins de la région pour profiter de cette animation ramadanesque en sirotant un café avec un ami ou en dégustant une succulente ‘’zalabia’’.



Le mois du ramadhan stimule les fidèles, à redoubler leur spiritualité. C’est pourquoi les deux mosquées de la ville sont pleines à craquer bien avant que le ‘’muezzin’’ n’appelle à la prière d’El Ichaa pour assister aux ‘’Tarawihs’’.  Le rush humain impose sa présence jusqu’à une heure tardive de la nuit. Les trottoirs des différentes rues de la ville deviennent des parkings de voitures par la force des choses. Le mois de Ramadhan à Ain Tédelès impose un commerce occasionnel. L’essentiel c’est de gagner de l’argent. Qu’importe la façon. Du jamais vu, au moment où un local d’alimentation générale, de taxiphone ou de vente de journaux se transforment en un laps de temps en lieu de vente de la ‘’zalabia’’. Une prolifération de ce genre de commerce attire une clientèle indescriptible. On remarque des scènes inimaginables. Que de tableaux traduisent le cachet paradoxal de notre quotidien. À Ain Tédelès, en ce mois de Ramadhan, les boulangeries ferment un peu tôt au moment où le pain est vendu cher à quelques pas des devantures de ces boulangeries. Les gens sont devenus tellement moins regardants en ce mois de Ramadhan, qu’ils acceptent d’acheter le pain là où on le trouve et avec n’importe quel prix ! Défiant ce phénomène et voulant garnir sa bourse, quelques modestes familles vendent le pain traditionnel. De nombreux clients de la tradition s’en approvisionnent pour répondre aux vœux de ses jeûneurs. Ainsi, on assiste parfois à des scènes de dispute qui pourraient avoir des conséquences catastrophiques pour des futilités qui n’ont rien avoir avec le mois sacré du Ramadhan, mois de la patience, l’entraide et la solidarité lesquelles conseillées par notre religion. Et pour donner une propulsion à ces tableaux spécial ramadhan, les familles sillonnent les principales rues du centre de la ville après le ‘’ftour’’. Qu’importent les prix des ustensiles, des vêtements. Pourvu qu’on achète.

Hadjoudj
Dimanche 28 Juin 2015 - 18:05
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MOSTAGANEM
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