REFLEXION

Qui soulagerait les ménages algériens ?

Nicolas Sarkozy, alors candidat à l’élection présidentielle française, promettait au cas où, les français lui accorderaient leur confiance, d’effacer le service de la dette des prêts contractés par les ménages français auprès des banques. Au lendemain de son investiture, soit le 11 Mai 2007, la première décision prise, fût celle-là. Qu’en en est-il chez nous?



Apparemment les sorties du président de la république hument le parfum de la campagne électorale et pour l’heure les annonces de mesures envers certaines catégories de citoyens ne manquent pas, au grand soulagement de leurs bénéficiaires. Pour les uns, c’est déjà la fête, pour les autres, c’est le suspens le plus complet. En effet, après l’effacement des dettes des collectivités locales, celles des entreprises défaillantes, viennent les agriculteurs et les éleveurs, à ce sujet le président, dixit : « (…) L’Etat reconnaissant a décidé d’effacer vos dettes, toutes vos dettes et celle des éleveurs qui s’élèvent à 41 milliards de dinars » et d’ajouter « Je vous ai déjà effacé 14 milliards de dinars, cette fois-ci j’ai inversé les chiffres seulement ». Il a renouvelé la disponibilité de l’état à les aider financièrement. Après les agriculteurs, les jeunes. Le président devrait annoncer prochainement sa décision d’effacer toutes les dettes des jeunes qui se sont lancés dans des projets personnels de création d’entreprises dans le cadre des différents dispositifs de soutien à l’emploi. Une aubaine « Quels heureux bénéficiaires », disent les uns, c’est une pure discrimination, disent les autres. Pourquoi c’en est une ? La majeure partie des citoyens, qui représente l’ossature même de l’électorat algérien, n’est pas touchée par ces mesures. Ce sont ces ménages appartenant à la classe moyenne, qui, un jour ont décidé de bâtir un toit pour leurs progénitures et pour se faire, ils se sont endettés auprès de la CNEP et autres organismes publics prêteurs à des taux d’intérêts exorbitants. Ces ménages se débattent actuellement dans des situations de surendettement sans précédent et n’arrivent plus à se libérer de cet engrenage. Touchés de plein fouet par la crise depuis des années, le pouvoir d’achat, la dévaluation du dinar, l’inflation, les bas salaires, même le chômage pour certains etc…Ces familles n’arrivent plus à rembourser et se voient traînées parfois devant les juridictions sous peine de saisie. Qui pourrait les soulager de leur douleur, de ce fardeau devenu trop lourd pour eux. S’ils venaient à être oubliés, serait-ce là, une justice sociale ?

Amara Mohamed
Jeudi 5 Mars 2009 - 08:00
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CHRONIQUE
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