REFLEXION

Qui a peur de l’enquête à l’APC de Mostaganem !?

LA COMMISSION ‘’AD HOC’’ DEMANDEE PAR LES ELUS NE SE CONSTITUERA PAS

L’assemblée populaire communale a tenu sa plénière, ce mardi, 6 mai 2014 à la nouvelle salle de délibérations (source de discorde) avec comme ordre du jour l’approbation du budget financier administratif de la commune pour l’année 2013 et feuilleter ‘’à la crème glacée’’ quelques feuilles du dossier des scandales de la commune dans le volet ‘’divers’’.



Depuis plusieurs mois, nous assistons à une véritable gestion catastrophique à la commune de Mostaganem, pour ne pas dire, une véritable mascarade. Un positionnement, d’un nouveau vice président en l’occurrence de A. Ismail, à la tête des finances, voilé derrière une désignation farfelue, dans l’espoir de ranger la paperasse de plusieurs projets scandaleux refoulés par l’insoumis, l’ex- vice président des finances, M. Ferhat Med , n’a fait que rajouter du suspense aux scènes du film d’Alfred Hitchcock  qui se joue sous le toit du siège de l’APC de Mostaganem.
Comme pour insulter l'intelligentsia des élus de la commune, l’actuel exécutif  a fait fi d’un ordre du jour bien costumé à sa taille  en classant  le plus important dans le volet des divers, après avoir discrètement cuisiné les élus proches des élus accusateurs. A part quelques élus qui sont restés seuls coureurs sur la piste, les autres élus ont  approuvé le budget financier de l’année 2013 pour préserver leurs parts de l’indemnité, en se remplissant les poches chaque mois par le maigre salaire de 7 millions de cts. Le maire a sifflé la fin du match, un match qui était vendu d’avance selon les autres élus.
Mais à côté des faits  révisés et indexés  par les responsables de l’APC, le scandale de gestion, qui a secoué et continue de secouer la commune de Mostaganem, n’est pas une affaire d’enfants, puisque les autorités de la wilaya et même les services de sécurité suivent de près ce dossier.  

Des élus accusateurs demandent une commission d’enquête et le maire dit non !
Il n'y a pas de fumée sans feu, et les élus qui marchaient aujourd’hui sur des œufs, demain devraient dire la vérité rien que la vérité dans l’affaire de la gestion de l’APC, avant que les œufs n’éclatent sous leurs pieds. Parmi ceux là, plusieurs membres de l’APC ont montré leur refus quant à la gestion douteuse de certains projets de la commune qui ont bouffé des dizaines de milliards des caisses de l’Etat.  Après le refus catégorique de l’ex-responsable des finances, l’élu, F.M, de valider les travaux de réalisation de la salle de délibérations et qui a été remercié, deux autres élus de ladite APC, en l'occurrence l’ex-maire, M. Harrag Benaichouba et M. Benzine Ahmed, coordinateur du bureau de wilaya du parti PNA et membre de l’APC de Mostaganem ont exprimé leur refus de la politique de gestion des affaires de  la commune à sens unique qu’opte le Président de l’APC . Les deux élus ont demandé officiellement au maire , en plein travaux de l’assemblée  communale , qui s’est tenue mardi dernier, la nomination d’une commission ‘’Ad hoc’’, chargée d’enquêter  sur les différents dossiers de gestion qui enflamment l’opinion publique et alimentent les colonnes du journal Réflexion. Les deux intervenants ont demandé au P/APC des explications concernant la mainmise de trois entrepreneurs sur l’ensemble des projets de la commune, et qui ont été cités par leurs noms, à savoir, l’entreprise Mellouk, l’entreprise Guétaoui, et l’entreprise Damouche. Cependant, le maire a refusé l’usage de cette commission d’enquête, jusqu'à  s’abstenir de la proposer  en délibération.

Le beurre et l’argent du beurre
Questionné par l’ex maire, Benaichouba, sur le fameux achat des quatre camions à échelle, estimés à près de deux milliards et qui se trouvent en panne quelques mois après, le maire dira que le fournisseur n’a pas été payé  et ils n’ont pas été réceptionnés officiellement par les services de la commune, c.à.d, « DAR MOUH, KOUL  OUROUH », c’est le soi-disant, fournisseur qui les a garés gratuitement au parc de la commune. Dans le même contexte, l’affaire des rideaux luxueux fait son apparition de nouveau. Selon le bon de commande, établi par l’APC de Mostaganem sous le N° 69/2013 en date du 20/02/2013, la commune a fait appel  à un certain fournisseur, la nommée  D.K  pour l’achat de 3 rideaux pour la somme de 110.570.85 DA soit plus de 11 millions de cts. Mieux encore et sans aucune consultation restreinte, ou avis d’appel d’offres, l’APC rallonge la convention de ladite « fournisseur » et qui a pris fin, en 2012 , sous le N° 41/2012 par voie de gré à gré par une simple lettre destinée au président de la commission des finances de la commune  tout en surélevant le montant de la convention de 1.282.320.00 DA à 1.963.575.00DA, soit plus de 196 millions de cts. Rappelons que ce fournisseur avait  déjà confectionné des rideaux pour la salle de délibérations et pour 3 bureaux  pour la somme de 132 millions de cts.
Notons, enfin, que l’affaire de l’APC de Mostaganem a pris des proportions alarmantes depuis la dernière assemblée et qui commence à évoluer sur deux échelles voisines, une médiatique et une politique.  À l’approche d’une plainte au pénal dont certains n’ont pas écarté l’idée de saisir la justice, l’affaire des scandales des jets d’eau, des camions à échelle, des rideaux, de la salle de délibérations et du monopole des trois entreprises pourra enfin s’arrêter, une fois le dossier étalé sur le bureau du juge.     

Riad
Jeudi 8 Mai 2014 - 09:30
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