REFLEXION

Quel gâchis !

Le rapport 2009 de l’organisation Reporters sans frontières (RSF), publié cette semaine classe l’Algérie à la 141e place sur un total de 175 pays, reculant ainsi de 20 places en l’espace d’une année.



Quel gâchis !
Plusieurs pays ont été épinglés par cette ONG dont Israël, l’Iran et même la Russie, mais notre pays demeure dans une proportion des plus inquiétantes à en croire les déclarations du secrétaire général de RSF, Jean-François Julliard, qui a souligné par ailleurs que le monopole de l’Etat sur le secteur de l’audiovisuel alourdit considérablement le bilan de l’ Algérie, tout en faisant allusion aux multiples poursuites judiciaires lancées contre les journalistes de la presse écrite indépendante notamment. Pour sa part, le secrétaire d’état auprès du premier ministre chargé de la communication, a souligné dans un entretien à une agence de presse « Que le nombre important des titres de la presse algérienne reflète la stabilité du pays », il précise par ailleurs que sur les 80 titres traduisant les vues et visions des classes sociales, six seulement sont gouvernementaux et le reste relève du secteur privé et qu’une révision du code de l’information est en vue ». Devant ces deux points de vue, nous ne pouvons que rester perplexes. Une question se pose d’elle-même si l’on tient compte des déclarations du secrétaire d’état, pourquoi notre pays a reculé de 20 places en l’espace d’une année, quelles sont les véritables raisons qui ont été à l’origine de cette régression ? C’est bien beau d’avoir sur les étalages une centaine de titres aussi diversifiés les uns que les autres, mais là n’est certes pas le problème, le problème est ailleurs. Autoriser autant de titre à paraître et leur verrouiller le champ médiatique et accentuer les pressions sur les journalistes est une méthode irrationnelle et participera sans nul doute à donner une mauvaise image de notre pays. L’état se doit de rassurer la presse et de la respecter en tant que partenaire fiable et sûr et ne pas la considérer comme un ennemi des temps modernes. L’indépendance de l’Algérie a été acquise au prix fort, un million et demi de chouhada sont tombés au champs d’honneur pour les libertés physique, morale et intellectuelle et la liberté de la presse en fait partie et doit être défendue dans les quatre coins du pays, toujours avec la même vigueur et la même insistance. Notre pays est doté de tous les moyens pour se hisser au plus haut niveau et arracher une place au podium des nations qui se respectent, alors de grâce détachons-nous de ce paquebot du sous-développement et de la stagnation, qui nous hante d’année en année, notre pays mérite mieux. Avec autant de titres de presse et nous reculons de vingt places, tel est le nouvel état des lieux dressé par le classement mondial 2009 de la liberté de la presse publié mardi dernier. Quel gâchis !

Amara Mohamed
Jeudi 22 Octobre 2009 - 00:36
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CHRONIQUE
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