REFLEXION

Que devons nous faire de nos désirs ?



C’est ce qui semble être le mot d’ordre grandissant des revendications qui fusent de toute part, du travail, des augmentations, des aides, des subventions et le plus émouvant est que la plupart de ces revendications sont légitimes tant les demandes sont pressantes et réelles surtout quand elles sont issues de milieux défavorisés. Comment convertir en termes politiques les revendications d’une jeunesse assoiffée d’avenir ? Mais l’Algérie ne peut faire face matériellement à toutes ces revendications sinon à s’endetter et à mener une politique du pire qui serait celle d’une démagogie facile. On entend quelques responsables, qui ont des ambitions politiques, jouer la surenchère alors que tous devraient faire preuve de pédagogie et taire leurs ambitions personnelles pour expliquer et encore expliquer que la première priorité est de créer des richesses que l’on puisse partager car il ne sert à rien de vouloir le faire si on n’a rien à partager. Développer notre pays est notre première urgence et cela passe par le travail, par l’effort et la sueur. J’entends parler beaucoup de l’agriculture comme pôle de richesses. Certes, il y a un grand travail à faire pour optimiser les rendements de nos récoltes et pour développer nos usines de transformations alimentaires mais je ne veux pas jouer les cassandres en rappelant que beaucoup d’études tablent sur une «sahélisation» du Maghreb et plus précisément de l’Algérie du fait du réchauffement climatique. Donc l’agriculture est une donnée incontestable de développement mais elle est aussi menacée par des considérations naturelles qui peuvent changer la donne. Nous risquons de manquer d’eau et une agriculture sans eau est trop aléatoire pour être crédible. Parvenir à l’autosuffisance alimentaire et protéger cet acquis serait une ambition plus que raisonnable. Les grands gisements futurs d’emplois sont dans l’économie du savoir qui peut insuffler une dynamique propre à nous sortir du guêpier du sous-développement. Les grands pôles seront les prestations bancaires, médicales, touristiques, les sous-traitances textiles et mécaniques basées sur une main d’œuvre éduquée et performante avec des niches de productions sophistiquées. Il faudrait pour cela réorienter nos universités vers plus de pragmatisme en cessant de sortir ces nuées de maîtrisards inaptes à affronter la réalité cruelle du marché de l’emploi pour former des diplômés capables de s’adapter aux aléas d’une économie dont la visibilité est fragile.

Charef Slamani
Lundi 1 Août 2011 - 11:13
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CHRONIQUE
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