REFLEXION

Que de scandales !

Les scandales se suivent et se ressemblent creusant le Trésor public et mettant à mal la volonté du Chef de l’Etat à poursuivre son programme de modernisation du pays.



Affaire Abdelmoumène Khalifa, BCIA, 3200 milliards, GCA, Complexe d’El-Hadjar, GSW, pêche illégale du thon, l’autoroute est-ouest, les scandales se suivent et se ressemblent, creusant ainsi un gigantesque fossé entre le citoyen et l’Etat. Au moment où l’on croyait que tous les moyens de lutte contre la corruption allaient être renforcés et la volonté politique plus que jamais déterminée à éradiquer ce phénomène, la dilapidation des deniers publics commence à saigner l’économie nationale comme jamais auparavant. Lors de l’ouverture de l’année judiciaire 2009-2010, le président de la République a promit de réformer la Cour suprême, la plus haute juridiction d’appel du pays et le Conseil d’Etat, « il est question de revoir complètement la gestion et l’organisation internes de ces juridictions, le tribunal criminel doit, lui aussi, revoir son organisation avec notamment l’instauration d’autres modes de recours à l’instar de ce qui est en vigueur au niveau d’autres tribunaux du pénal ». C’est ce qu’a déclaré le premier magistrat du pays dans son allocution prononcée lors de cette cérémonie. Malgré cette volonté du changement, le citoyen reste froid et ne réagit nullement, il en a assez des paroles, il exige du concret, il se trouve qu’il n’arrivera jamais à comprendre le rôle de la Cour des Comptes qui se confine dans un silence énigmatique voire sombrer dans un sommeil léthargique depuis plusieurs années, faisant ainsi selon l’opinion publique, défaut à ses obligations. Le citoyen demeure l’acteur principal et l’élément fondateur de tout état digne de ce nom, il mérite d’être respecté et d’être informé de toutes les grandes décisions liées à son avenir et le devenir de son pays. Ceci dit le gouvernement reconnaît être impuissant devant l’ampleur des dégâts, cependant il ne baisse pas les bras pour autant, il essaye de trouver les voies et les moyens les plus indiqués pour venir à bout de ce phénomène, mais ceci reste insuffisant, il faudrait peut-être insister sur l’importance qu’il convient d’accorder à la lutte contre la corruption partout et dans toutes les institutions y compris dans le secteur judiciaire car cette forme insidieuse entrave le développement économique et les exemples n’en manquent pas. Bref, c’est un défi à relever. Ne dit-on pas qu’aux intentions formellement nobles se joignent les décisions salutaires ? Alors il est temps pour tout un chacun d’apporter son concours pour faire face à ce phénomène de la corruption, du trafic d’influence et d’atteintes aux deniers publics. L’article 60 de la Constitution avertit expressément : « Nul n’est censé ignorer la loi. Toute personne est tenue de respecter la Constitution et de se conformer aux lois de la République ».

Amara Mohamed
Vendredi 6 Novembre 2009 - 09:02
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CHRONIQUE
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