REFLEXION

Quand un nuage déjoue les plans



Quand un nuage déjoue les plans
Même s’ils donnent l’impression de veiller au grain, nos ministres sont tout de même un peu dépassés. Enormément de gros projets structurants semblent faire la résistance. On y a mis tout l’argent qu’il fallait et même beaucoup plus si l’on prête attention à certaines mauvaises langues. Mais ces réalisations qui devaient faire entrer l’Algérie pour de vrai, dans le vingtième siècle refusent de voir effectivement le jour. Mais ce n’est pas vraiment d’actualité ces temps ci. Les projets structurants peuvent attendre. Et puis comme le fameux barrage de Beni Haroune ou encore l’aérogare d’Alger, ils finiront bien un jour par être réceptionnés. Tous les ministres de la république ont les yeux braqués sur leur collègue de l’énergie et des mines. Depuis des mois qu’il se démène pour réussir son GNL 16. il a fait des dizaines d’aller retour Alger Oran. Il a mis les casquettes de chef de projet, de responsables de la communication, de directeur d’un tour opérateur. Il a même joué la comédie, en faisant celui qui découvrait les scandales en même temps que le commun des Algériens. Notre Chakib national se souviendra sans doute pendant très longtemps de cette année 2010. Et tout ça pourquoi ? Et bien pour réussir la plus belle réalisation de sa carrière de ministre de la république algérienne. Le bonhomme n’a rien laisse au hasard. Il a tout prévu, même des bateaux hôtels. Une première mondiale. On leur a même trouvé une dénomination propre. On les appelle les hôtels flottants. Ils ont été affrétés à coup de millions de dollars bien sur. Cela sans parler de la mégastructure réalisée en un temps record, mais à coup de centaines de millions de dollars, celle là. L’opéra d’Alger que s’apprête à nous offrir nos amis chinois fait pâle figure devant le gigantisme de l’œuvre de Khelil. Le cadeau Chinois, avec sa cène, ses murs, ses sièges, son éclairage, ses sanitaires, enfin avec tout ce qu’un opéra digne de ce nom est censé avoir, coûtera la modique somme de vingt millions de dollars. Mais ce n’est pas pareil, l’opéra ne va pas recevoir quatre mille personnes en une seule fois. Et puis, c’est cadeau et le nouveau centre des conférences et l’hôtel méridien d’Oran, ce ne sont pas des cadeaux. Il fallait les payer rubis sur fait pas dans le détail. A force de fréquentes les pétroliers de tout acabit. Il a fini par leur ressembler. Ce n’est pas vraiment de sa faute en réalité. C’est le monde qui est ainsi fait. Lorsqu’on veut réussi un truc on y met les moyens un point c’est tout. Tant qu’a dépenser sans compter, M. Khelil aurait du offrir une belle croisière aux participants au GNL 16. Les deux bateaux-hôtels auraient pu faire le tour du monde, accoster dans les principaux ports de la planète et faire embarquer les participants. Cela aurait coûté quelques dizaines de millions de dollars de plus, mais à vouloir faire cette économie, ce sont les cinq cents millions de dollars qui ont été jetés par la fenêtre. Eh bien oui ! Les bateaux-hôtels ont accosté au port d’Oran.!

T.A
Mardi 20 Avril 2010 - 13:06
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CHRONIQUE
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