REFLEXION

Quand les vautours s’y mettent



Les vautours de l’occident se réunissent aujourd’hui, à Paris pour disséquer la Lybie et se placer sur le marché de la reconstruction libyenne. C’est l’Élysée qui mène la danse et qu’importent les dissensions passées entre partisans et adversaires de l’intervention de l’Otan en Libye. Sarko à la tête de charognard dont la présence ne relève que de l’intérêt et des futurs contrats juteux qui se profilent à l’horizon. Les deux grands gagnants du conflit libyen et initiateurs de la résolution 1973 ayant autorisé le recours à la force contre les troupes de Kadhafi, ont orchestré cette première conférence de la soi-disant transition démocratique du pays. Leur soutien inconditionnel au Conseil national de transition (CNT) devrait sans surprise leur permettre d'avoir une longueur d'avance dans la course aux contrats pétroliers et gaziers, du fait que la Libye détient 3,5 % des réserves mondiales de brut. Quant au Royaume-Uni, durant tout le conflit celui-ci s’est imposé comme une puissance militaire forte et indépendante qui n’est plus sous la coupe des États-Unis, c’est ce que croit David Cameron en tout cas. En s’alliant à la France, le Royaume-Uni croit s’être affranchi de son image de « caniche » des Américains. Même l’Allemagne a changé de positionnement, c’est parce qu’elle y voit également de nombreux contrats avantageux : le pays est l'un des principaux fournisseurs de biens d’équipements industriels dans le monde et équiper une Libye en pleine reconstruction est une mine d’or. Quant à l’Italie, elle a promis le déblocage d'une première tranche de 350 millions d'euros en sa faveur, mais les analystes estiment, que les entreprises pétrolières Total et Eni pourraient être les grandes gagnantes de la redistribution des principaux contrats pétroliers. Au rendez vous de ces charognards, il y aura aussi la Chine, qui rompant avec sa tradition de non-ingérence, a fini par nouer des contacts avec le CNT qualifiant l'organe politique des opposants libyens d’"interlocuteur important". De son côté, la Russie, allié traditionnel du régime de Kadhafi, vient tout juste de reconnaître le CNT comme "autorité au pouvoir". Un revirement diplomatique de taille, elle ne veut pas être évincée par un Sarko surexcité et bas dans les sondages. Moscou avait refusé de reconnaître la légitimité du CNT au mois de juillet, mais comme tous les autres rapaces, elle veut sa part du gâteau. Ces deux pays, vont devoir batailler ferme pour se relancer dans la course aux contrats pétroliers. Pourtant partenaires de premier plan de la Libye avant la guerre, "Pékin et Moscou pourraient bien avoir perdu la course à l’or noir, du moins pour le moment. Comme quoi tout se monnaie, malgré la présence de quelques pays présents arabes présents mais absents de la scène internationale.

Benyahia Aek
Mercredi 7 Septembre 2011 - 22:01
Lu 362 fois
CHRONIQUE
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 08-12-2016.pdf
2.77 Mo - 07/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+