REFLEXION

Quand les grands s'éclipsent



Au pays, les critiques fusent déjà. Peu passionnés par une Seleçao "seulement" réaliste, les supporters brésiliens ne vont pas manquer de critiquer Dunga après l'élimination en quarts de finale contre les Pays-Bas. Les coéquipiers de Kaka auront pourtant largement dominé la première période, avant de baisser le pied après la pause pour subir une réussite déconcertante des Oranje. Dunga pouvait-il faire quelque chose? Le responsable, c'est lui, le peuple brésilien l'a désigné avant même le début de cette Coupe du monde. Les fans de la Seleçao n'appréciaient vraiment pas le style de jeu du Brésil, pourtant suffisant pour aligner les victoires, notamment lors de la Coupe des Confédérations 2009. Un an plus tard en Afrique du Sud, les Canaris jaunes sont parvenus, sans trop de difficultés, à finir premiers du groupe dit "de la mort", en faisant le minimum contre la Corée du Nord (2-1) avant de battre la Côte d'Ivoire (3-1) et d'assurer le coup en tenant en échec le Portugal (0-0). C'est également dans un sérieux caractéristique du capitaine des champions du monde 94 que le Brésil a balayé le Chili (3-0), en huitièmes de finale. Contre des Pays-Bas peu reluisants depuis le début de la compétition, les coéquipiers de Kaka et Robinho, auteur de l'ouverture du score, étaient clairement bien partis pour se hisser dans le dernier carré. Mais après une première période de belle facture, les brésiliens lâchaient prise, semblant attendre une erreur adverse pour porter le coup de grâce. Felipe Melo entrait alors en scène. Dunga avait pourtant basé son système sur un bloc solide. L'ancien de la Fiorentina buvait le calice jusqu'à la lie en se faisant exclure pour un second avertissement amplement mérité puisqu'il marchait sur le genou de Robben. Forcément fautif en tant que sélectionneur, du moins il est le coupable tout désigné, Dunga devra répondre aux critiques concernant le système utilisé et la philosophie adoptée. Le 4-4-2 en losange, qui est clairement un 4-2-3-1 avec Luis Fabiano en pointe, Kaka en soutien et Robinho, alors que Michel Bastos n'a jamais vraiment brillé lors de ses montées, laissant le couloir uniquement dépendant de Robinho, qui repique constamment dans l'axe. Au final, les deux récupérateurs de ce système déséquilibré, Gliberto Silva et Felipe Melo - qui joue exactement au côté de son capitaine - n'offrent aucune inspiration collective et se contentent ainsi de faire leur travail à la récupération. Ainsi, le Brésil était trop dépendant des prises de balle de Kaka et des accélérations de Robinho. Mais au final, Dunga aura été trahi par son secteur défensif. Il a perdu son pari d'un Brésil à l'européenne.

Benyahia Aek
Samedi 3 Juillet 2010 - 10:54
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CHRONIQUE
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