REFLEXION

Quand la cour des comptes a mal

L’une des plus hautes cours de justice du pays est prise d’un malaise interne, selon les magistrats exerçant en son sein qui demandent l’intervention du président de la République en sa qualité de premier magistrat.



Quand la cour des comptes a mal
En tant qu’institution suprême, la Cour des comptes, dont les prérogatives sont claires, en ce qui concerne, d’une manière générale, le contrôle de la gestion de l’ensemble des institutions de l’Etat, des secteurs économiques ainsi que des grandes entreprises, est régie par l’ordonnance 95-20du 17 juillet 1995. Or, il se trouve que depuis quelque temps la Cour des comptes semble s’enliser dans des problèmes internes qui nécessitent l’intervention du chef De le l’Etat, en sa qualité de premier magistrat du pays, pour lui permettre de jouer pleinement son rôle. Lors de leur assemblée générale, les magistrats, sous l’égide de leur syndicat national, ont dressé un constat de la situation, qu’ils qualifient d’alarmante. Vu la mission qui lui est dévolue, en matière de contrôle financier des derniers publics et de la lutte contre de gaspillage, la fraude et la corruption, la Cour des comptes devrait, en principe, jouir de toutes ses capacités et disposer des outils et des moyens matériels adéquats pour y parvenir. Pour ce faire, le syndicat national des magistrats revendique, à cet effet, de meilleures conditions de travail et la réhabilitation de leur institution. Les magistrats vont plus loin encore et mettent en relief d’autres problèmes à savoir l’absence d’une véritable existence sur la scène économique garantissant l’accomplissement de leur mission, selon les textes en vigueur. Ils parlent aussi de l’absence d’adaptation de leur institution, face aux développements du contrôle en conformité avec les normes internationales. Autant de problèmes, et non des moindres, faisant en sorte que la plus haute institution de l’Etat, en tant qu’appareil de contrôle des dernières publics, se trouve confrontée à une situation qui ne lui permet pas d’agir avec aisance, au moment où les dérapages au sein de bon nombre d’entreprises, de secteurs économiques et de collectivités font les unes des journaux. Les scandales financiers se succèdent les uns aux autres, en tous genres et à tous les niveaux. De nos jours on ne parle plus que de fraude, de dilapidation, de marchés de gré à gré, de blanchiment d’argent, et de trafics. La situation est devenue telle qu’il est devenu nécessaire que des mesures strictes devraient être instaurées pour mettre un terme à de tels agissements qui ont terni l’image du pays. Les magistrats de la Cour se disent « être prêts à assumer pleinement leurs responsabilités(…) » dans le cadre de l’instruction présidentielle n°3du 13-12-2009 qui a pour objectif la lutte contre la corruption et la dilapidation des deniers publics. Les citoyens qui suivent de près le développement des évènements attendent des résultats, car il était temps que le chef de l’Etat prenne une décision ferme à l’encontre du mal qui ronge l’économie du pays.

M. Bentahar
Samedi 15 Mai 2010 - 10:03
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CHRONIQUE
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