REFLEXION

QUE FAUT-IL FAIRE POUR PROTEGER LA STATION DE CHREA (BLIDA) ?

Beaucoup de gens reconnaissent que Chréa est une station climatique, par le fait qu’elle attire les foules en période d’hiver, au moment où elle est recouverte d’un manteau de neige, mais aussi le reste de l’année.



Plus qu'un chef lieu de  Commune, plus qu'une station climatique, plus qu'un Parc National et ce, en dépit du caractère vital de sa mission ô combien salvatrice, « Chréa est un coin paradisiaque et reconnu de tous », estime M. Yacine Khechna, le président de l’association les amis de Chréa, qui ajoute que pour le visiteur qui s’y rend pour la première fois, il est surpris par tant de grâce, dès le premier instant  et par un incomparable sentiment d'émerveillement,  jusqu'à s'y confondre dans son intériorité, quant aux habitués c’est le paradis retrouvé . En effet, certains jours de fin de semaine, de véritables ruées sont provoquées le long du tronçon menant vers la station, ce qui oblige parfois l’intervention des responsables de la sécurité routière de bloquer la route entre Blida et Chréa. Cette situation, incite les responsables locaux d’envisager la remise en état des tronçons routiers reliant Chréa à Bouinan et Chréa par Bouarfa afin de réduire la tension sur l’historique couloir. Il y a lieu de souligner que tous ceux qui s’y rendent vers la station espèrent savourer des moments de bonheur avec leurs proches dans un cadre féérique constituait de Pins, de cèdres, de chênes verts qui  fait découvrir aux visiteurs et surtout pour les asthmatiques un cadre chatoyant qui laisse rêver les poètes. Située à 19 km de la ville de Blida, Chréa se découvre au terme d’une route sinueuse longeant la forêt sur les deux côtés. Pour le premier venu, la placette centrale lui fait découvrir une bonne partie de la plaine de la Mitidja et, de certains endroits d’où on aperçoit  la baie d’Alger et même le passage des bateaux quittant le port. En se retournant vers le sud de la station, le regard est attiré par le  grand tapis végétal géré par le Parc National qui s’étale sur une bonne partie du territoire de Médéa, alors qu’à l’Est  les monts du Djurdjura laissent échapper leur présence, quant à l'ouest, les reliefs montagneux de l'Ouarsenis sont également visibles. Au lendemain de l’indépendance, le développement de Chréa ne fut pas inscrit parmi les priorités  et les quelques équipements qui existaient ne furent pas protéger. Seuls quelques travaux ont été engagés notamment en matière d’infrastructures routières ce qui facilitait l’accessibilité à l’intérieur du site. Cet espace  n’est pas fréquenté que par des citoyens du centre du pays, mais des différentes wilayas à la recherche d’un bol d’air, c’est le cas de nombreux asthmatiques que nous avons rencontré lors de notre  séjour. Il y a lieu de souligner que depuis l’arrivée de M. Mohamed Ouchen, à la tête de la wilaya, les choses ont bougé car les projets qui somnolaient depuis plusieurs années ont redémarré. Ainsi, outre l’auberge de jeunes, d’autres structures dont deux hôtels sont en cours de réhabilitation et les travaux de deux autres sont en cours, sans compter d’autres infrastructures touristiques programmées par la wilaya avec le concours du ministère du Tourisme. En fait, un  livre ne suffirait pas pour décrire réellement la situation de cette station qui reste malgré tout méconnue de nombreux citoyens. Comme nous l’avons souligné au début de notre article, la station de Chréa a été délaissée, laissant même la voie libre à une ambigüité quant à son développement. Yacine Khechna confirme d’ailleurs, que ce n’est que ces dernières années et plus particulièrement depuis l’arrivée de M. Mohamed Ouchen à la tête de la wilaya, qu’un regain d’intérêt lui a été reconnu. Chef  lieu de commune, Chréa ne dispose que d’un Hôtel de 20 chambres, sans aucun autre équipement, obligeant les visiteurs à ramener avec eux leur repas ou tout au moins leur thé ou café. Ce  manque d’infrastructure a fait que certains visiteurs manquant de civisme abandonnent  leurs ordures sur le lieu où ils venaient de passer d’agréables moments, sans se soucier des risques pouvant surgir après leur départ. Dans ce même contexte, il y a lieu de souligner qu’en l’absence de vespasiennes, certains randonneurs notamment du troisième âge pour la plupart atteints de maladie chronique  trouvent des difficultés pour leurs besoins naturels, quoique nous avons appris que la commune a bénéficié de l’apport de trois camions pour l’enlèvement des ordures ménagères  que le wali vient de lui attribuer.  Certaines personnes continuent de déverser leurs ordures dans la forêt ignorant la fragilité  du cèdre et d’autres plans forestiers. Ce qui a fait dire à M. Ramdane Dahel, le Directeur du parc national de Chréa, que le temps d’un après midi suffit à la belle station pour devenir une décharge à ciel ouvert. A propos de l’incivisme des visiteurs, Yacine Khechna comme d’ailleurs Ramdane Dahel, nous déclarent : «  On nous reproche de ne pas être plus actifs, or nous faisons des actions en permanence sans publicité, mais les camions qui déchargent des agrégats en pleine forêt n’ont jamais été signalés aux autorités compétentes ». Des responsables du Parc National de Chréa, que nous avons rencontré déplorent cette pollution massive qui menace plus que jamais le devenir de ce parc qui compte comme trésor pas moins de 71 espèces protégées. S'étendant sur une superficie de 26 587 ha le long des parties centrales de la chaîne de l'Atlas tellien, le Parc national de Chréa, renferme une richesse floristique diversifiée à travers ses étages bioclimatiques inégalement réparties sur l'ensemble du territoire. « On assiste angoissés et impuissants, à la montée en puissance des comportements inciviques », lança à notre direction un ingénieur du parc relayé par son Directeur qui affirme que chaque week-end après leur départ, les visiteurs laissent derrière eux plus de deux tonnes d'ordures. C'est une quantité considérable et qui ne cesse d'augmenter avec l'accroissement du taux de fréquentation du parc, estimant dans ce même contexte qu’en l’absence de  structures  de loisirs  dans leur localité de résidence, ces visiteurs  se rabattent sur la station de Chréa, donc nous ne pouvons leur refuser l'accès. Il attira l’attention de ces derniers sur les risques d’une infiltration de la nappe phréatique par des composantes des produits plastiques. Saisissant cette opportunité, Yacine Kechna lance un SOS à propos de la menace des feux de forêts  en affirmant que la réserve naturelle de Chréa risque de périr. « C'est, un véritable SOS que nous lançons à M. le Président de la République connu pour l’intérêt qu’il porte à la protection de l’environnement et dont il a été honoré par le P.N.U.E qui est une institution onusienne, comme étant la personnalité mondiale de l'année 2006 en matière de défense et de protection de l'environnement, afin de prendre des mesures pour la sauvegarde et  la protection contre les prédations », Tout  en soulignant les souffrances que le parc national subit à chaque incendie et dont d’importantes superficies sont ravagées chaque année.   

Hadj Mohamed Hichem
Mercredi 23 Juillet 2014 - 12:59
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ACTUALITÉ
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