REFLEXION

QUAND LES COMPETENCES VIENNENT A MANQUER : Une sage-femme à la tête d’un EHS à Tiaret

Chacun son métier et les vaches sont bien gardées dit un vieux dicton français, hélas ce n’est pas le cas dans la wilaya de Tiaret. La directrice de l’établissement hospitalier spécialisé en ORL, Stosomie et Ophtalmologie (EHS/OSO) de Tiaret, sage femme de son état, ses agissements, son manque de communication et sa manière de servir contraires aux lois et règlements sont la cause du départ des spécialistes de cet établissement.



QUAND LES COMPETENCES VIENNENT A MANQUER : Une sage-femme à la tête d’un EHS à Tiaret
Elle est là à imposer sa loi et administrer cet établissement hospitalier de la manière dont les féodaux géraient jadis leurs «cinzana». La directrice, faisant fi des instructions de sa tutelle, fait exécuter des notes de service en contradiction avec les lois. Par note interne, les responsables au niveau de l’administration centrale de la santé ont décidé, pour des raisons de sécurité, de liaison, de l’installation d’un réseau filaire dit VPN, entre l’EHS OSO, la CNASAT et la DAS pour faciliter les opérations mixtes entre les trois services. La directrice a décidé autrement, en réalisant un réseau sans fils avec 24 cartes wifi, soit une carte dans chaque bureau. Le réseau sans fils est vulnérable au piratage, contrairement au filaire, raison pour laquelle la tutelle a opté pour le système qui garantit la sécurité des opérations, apprend-t-on d’un technicien supérieur en informatique. Un logiciel officiel dit « Patient » permet le suivi du malade pendant tout son séjour à l’établissement. Un numéro d’identification lui est attribué, on y trouve la nature de la maladie, le médecin traitant le diagnostic et le traitement prescrit. Son garde malade prend le même numéro pour éviter un double emploi. Pour la directrice ce logiciel n’est pas efficace, elle apporta quelques modifications sur le plan de la saisie. A vrai dire « le patient » est un moyen de contrôle efficace. D’autre part des irrégularités et abus méritent d’être portés à la connaissance de qui de droit. Telle l’obligation de payement des frais d’hospitalisation par le personnel exerçant dans le secteur de la santé malgré son exonération. Cette pratique, en soi, est une violation de la loi. La peinture de l’établissement a été refaite quatre fois en une année, le gazon renouvelé plusieurs fois et l’acquisition d’arbustes ordinaires à raison de 40 à 60 mille dinars l’unité, la priorité est donnée aux dépenses fantaisistes, au moment où un froid de canard sévit dans les locaux mis à la disposition de la maternité où est installé le bloc opératoire. Un technicien supérieur programmeur a été licencié sous prétexte qu’il est stagiaire et la période d’essai s’est avérée non concluante, or ce technicien détient une attestation de travail, délivrée et signée par la même directrice, sur laquelle il est fait mention de sa qualité « titulaire ». Il occupe le poste depuis plus de quinze mois. Le contrat non renouvelé ou résilié, après une année, le contractant devient titulaire de fait selon la réglementation en vigueur et c’est le cas de ce programmeur. Le hic, il a été remplacé par une secrétaire initiée à la bureautique. Un jardinier père de famille, titulaire d’une attestation de réussite pour une formation de jardinier délivrée par le Centre de la formation professionnelle, est allé se plaindre auprès du DSPRH, ça lui a coûté son poste. Pour un meilleur déploiement des oreilles baladeuses, 3 maçons sont recrutés en qualité de jardiniers, leur embauche intervient dans un but inavoué, ils sont utilisés pour d’autres travaux ailleurs, selon des sources concordantes. Des maçons pour le jardinage, un secrétaire initié au bureautique à la place d’un programmeur et le fonctionnement d’un établissement spécialisé en O.S.O sans spécialistes, dénotent le peu d’intérêt accordé par la direction de la santé, de la population et des réformes hospitalières de Tiaret, aux compétences nécessaires pour un meilleur fonctionnement des établissements hospitaliers. Dans cette marmelade, il ne faut pas s’étonner qu’un jour on trouvera un ophtalmologue à la maternité rurale pour faire le suivi des femmes en prénatal !

Fayçal
Mercredi 16 Février 2011 - 12:06
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