REFLEXION

Prisons hôtels



Vaut mieux prévenir que guérir. L’Algérie est le pays où le taux de natalité est très élevé d’où une population juvénile très importante. Dès l’indépendance acquise, cette frange de la société fut assistée et non prise en charge convenablement. Par ailleurs, cette jeunesse fut le cobaye expérimental de toutes les politiques qu’a traversé le pays d’où le résultat constaté sur le terrain à savoir la marginalisation que gère actuellement le chef de l’Etat et qu’il essaye d’éradiquer ce qui n’est pas chose facile. Parallèlement à cela, il est confronté à une société et plus précisément à une jeunesse qui a perdu tous ses repères et valeurs morales ce qui la pousse à sombrer dans la violence et le crime en raison des problèmes d’ordre sociaux dans lesquels ils se débattent sans trouver de solutions. De son coté, l’Etat essaye de résoudre les problèmes sans trop de pression sur cette jeunesse. Mais cette dernière se croit tout permis. Devant cet état de fait, les jeunes ne craignent rien car l’Etat essaye de modernise r le cadre de vie durant la période d’incarcération et donc les prévenus se voient nourris, logés et blanchis. La prison devient hôtel. Cet état des faits encourage le jeune à récidiver car il se sent mieux que chez lui. L’Etat doit s’armer de trois choses à savoir l’Autorité, l’Ordre et la Justice. Ces trois éléments lorsqu’ils sont appliqués avec rigueur et fermeté, l’Etat pourra s’affirmer et instaurer son autorité. Un autre problème se pose au niveau des prévenus. Certains détenus récidivistes sont toujours incarcérés dans le même établissement de leur lieu de résidence et parfois avec les mêmes détenus d’où la formation d’un clan et d’une mafia au sein de la prison. Pourquoi ne pas l’éloigner encore plus de son lieu de résidence à chaque fois qu’il commet un nouveau délit ou un crime avec la suppression de certaines libertés dont il bénéficiait auparavant. Par ailleurs, l’Etat pourrait user de méthodes plus coercitives contre les récidivistes les plus récalcitrants à savoir utiliser ces derniers à des travaux de reboisement ou tout autre travail pénible dans le Sud du pays durant la période estivale. Selon certains spécialistes en la matière nous constatons qu’il existe une surpopulation carcérale dont le nombre officiel de détenus est de 42000 alors que selon certaines O.N.G ,il est de 50000 et que l’espace réservé à chaque détenu est trop exigu et ne répond pas aux normes internationales à savoir que l’espace est de 1,86m2 pour chaque algérien alors que pour l’européen , il est de 12,2m2. Il est à signaler que l’Algérie est dotée de 127 prisons dont 59 datent du 19e siècle et les autres ont été bâties entre 1900 et 1962. Donc, beaucoup reste à faire dans le monde carcéral.

Benyahia El Houcine
Vendredi 19 Août 2011 - 10:35
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CHRONIQUE
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