REFLEXION

Près de 7 milliards de centimes pour la pêche :Et la sardine à 300 DA le kg à Mostaganem



Près de 7 milliards de centimes pour la pêche :Et la sardine à 300 DA le kg à Mostaganem

L’Etat a sorti de sa poche pas moins de 7 milliards de centimes pour soutenir la pêche. La saison, quant à elle, est plus que favorable pour la pêche, car jusque là les marins pêcheurs se sont toujours plaints des mauvaises conditions météorologiques dues aux intempéries qu’a connues la région Mostaganémoise, le mois dernier. Les marins pêcheurs se plaignaient sans cesse pour justifier la flambée des prix du poisson.





Malgré l’aide et le soutien de l’état pour permettre aux professionnels de la pêche d’exercer leur métier sans contrainte et dans les meilleures conditions possible, il s’avère que tous ces efforts ne sont pas pris en compte. Malgré aussi les nouveaux ports (entre celui qui est opérationnel et l’autre en voie de réalisation), les marins pêcheurs semblent toujours insatisfaits. Quand la sardine atteint 300 DA le Kg au mois de mars, de surcroît dans une ville côtière, et alors que tous les moyens existent en matériel de pêche, il y a de quoi s’inquiéter. Que se passe t-il au juste ? Les revendeurs, au niveau des poissonneries, quand leur est posée la question des prix, rejettent la balle dans le camp des patrons et ces derniers avancent, à leur tour, plus d’une excuse pour se justifier. Pendant ce temps c’est le consommateur qui paye la facture, aussi élevée soit- elle. Il y a lieu de se demander aussi jusqu'à quand la sardine concurrencera t-elle la viande blanche, sachant que le poulet (très prisé par les messages dont les salaires et les pension de retraité n’atteignent guère les 20.000 dinars) a, lui aussi,  haussé la barre et est commercialisé entre 300 et 330 dinars le Kg. Chez certains bouchers peu scrupuleux le prix peut monter jusqu’à 340 dinars le Kg. Quant aux autres variétés de poisson nul besoin d’en connaître les prix. Ces variétés sont à classer parmi les produits n’entrant pas dans les habitudes de consommation du citoyen moyen, tels les viandes rouges,  les légumes et les fruits pour ne citer que ceux là. A titre de comparaison, même le pot de yaourt que nos enfants, et même les jeunes, en raffolaient, est vite passé de 10 dinars à 17,50 dinars l’unité. Il ne s’agit pas de yaourt fruité. Jadis poisson des pauvres, la sardine est très enviée par les amateurs de grillades. Durant les deux dernières décennies un bon nombre de produits de large consommation ne figure plus sur les listes des ménagères, ce qui induit forcément un changement de comportement et d’habitude de vie, entraînant par ailleurs une alimentation non équilibrée et pauvre en protéines, notamment en lipides. Nous savons tous quelles sont les conséquences d’une malnutrition sur l’organisme de l’individu plus particulièrement sur les enfants et les mamans qui allaitent. Nous savons également que dans certaines familles des enfants ne mangent pas à leur faim. Mais il s’agit là d’un problème d’une autre nature.


                                                                                     



M .Bentahar
Dimanche 29 Mars 2009 - 08:05
Lu 380 fois
MOSTAGANEM
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 08-12-2016.pdf
2.77 Mo - 07/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+