REFLEXION

Pourquoi ?



A notre humble connaissance jamais la Tunisie n’a été secouée comme elle l’est ces deux dernières semaines. Le peuple tunisien, calme d’ordinaire et bon élève,  n’a jamais réclamé quoi que ce soit, quelle que soit la situation. Mais il était clair que la situation ne pouvait perdurer assez longtemps. Si les anciens se contentaient d’une galette et d’une poignée d’olives (préparation maison), en guise de repas, en ces temps durs, la génération d’aujourd’hui est beaucoup plus exigeante, car il ne s’agit pas uniquement de remplir son estomac et dormir sur ses deux oreilles. D’autres besoins sont à assouvir. Aujourd’hui le chômage est la clé de voûte. Sans un emploi stable il n’est guère possible d’envisager l’avenir, car qui dit travail dit mariage avec  bien sûr un toit sur la tête pour abriter sa future famille. Or,  toutes ces petites choses font défaut de nos jours et nos jeunes ont fini par ne plus accepter de vivre sous la coupe de leurs parents, en attendant des jours meilleurs. Ils veulent voler de leurs propres ailes. Ils ont raison, en quelque sorte, de vouloir vivre indépendamment de leurs parents. Donc, droit au travail, droit au logement, droit au mariage, droit aux loisirs, droit aussi au respect sont autant de problèmes auxquels les jeunes se trouvent confrontés et ce, à travers le monde. Face au piston et la hogra les jeunes disent non et revendiquent ce qui, à leurs yeux, semble être logique. Le marasme et l’ennui finissent par dévorer les plus patients tant l’avenir semble incertain. Et c’est ainsi que les émeutes finissent par éclater. C’est comme un volcan endormi… Face à de telles réactions, qui au départ sont tout à fait légitimes, parce qu’elles débutent pacifiquement, les dirigeants emploient la force et c’est alors que ça dégénère. Presque toutes les villes tunisiennes sont aujourd’hui en ébullition. Pour protester contre la répression, la population a investi la rue, soutenue par des avocats. Que revendique au juste ce mouvement de protestation sociale ? Ceux qui ont investi la rue, depuis voilà bientôt trois semaines, se disent avoir marre de la misère sociale. Cela veut tout dire; mais le message ne semble pas parvenir aux oreilles des dirigeants qui jusque là campent sur leur position, alors que c’est cette même population,  aujourd’hui en colère, qui les a portés au pouvoir. Tout a commencé par un simple fait, au départ, presque tout à fait banal. Une tentative de suicide d’un jeune de 26 ans, marchand ambulant dans la localité de Sidi Bouzid, à qui la police a confisqué la marchandise, est à l’origine de ce soulèvement populaire qui s’est étendu à plusieurs autres villes.  la situation semble s’enliser davantage parce que le pouvoir en place reste sourd aux revendications de son peuple. 

M. Bentahar
Mardi 4 Janvier 2011 - 10:25
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CHRONIQUE
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