REFLEXION

Pourquoi ne voudrait-on pas de la vérité ?

Dire la vérité ou rapporter une information objective, est devenu presque une aberration de nos jours, sauf bien sûr, si cette information n’aurait aucun rapport avec cette caste d’intouchables.



A chaque fois qu’on tente de rapporter un fait, une information ou seulement une part de vérité, surgissent de partout, des « pions » placés à l’avant-garde, telles les sentinelles du Roi. Sans autonomie d’action certes, mais pour la circonstance, leurs maîtres les autorisent quand même à franchir certaines limites pour dénoncer à cor et à cri un soit disant scandale, un bradage sinon un « racolage journalistique », en vous accusant de violer on ne sait quoi, au nom d’on ne sait quel sacro-saint principe. En somme, des gardes fous au service de leurs seuls maîtres, sans eux, ils perdraient carrément le nord. Des maitres, toujours rétifs et viscéralement opposés à l’ouverture du champ médiatique, ceci est d’autant plus vrai que l’on a vu l’effet déstabilisateur dans certains cas. Pour nous l’aberration se situe justement dans ces comportements malsains de vouloir à tout prix abattre l’autre, le ridiculiser ou le remettre à l’ordre. Sinon, Pourquoi aurait-on si peur de la vérité ? Pourquoi voudrait-on restreindre cette vérité qu’aux seules classes prolétariennes ? Les nobles et les clergés seraient-ils des êtres angéliques au point qu’ils seraient intouchables dans ce bled ? Oh ! Mon Dieu, espérons que non ! Alors, pourquoi s’estiment-ils au dessus de tous. Que faudrait-il faire pour leur inculquer que rafraichir, rajeunir, alterner, devront être les maîtres-mots d’une véritable remise en cause pour venir à bout de l’incompétence, de la médiocrité et de la suffisance. La vérité n’est pas une donnée toute faite certes, mais elle se fait, elle est le fruit de l’effort et de la recherche. Elle est une qualité. Selon William James et je le cite : « Il y a d’une part la réalité, d’autre part des jugements qui sont en accord avec celle-ci, il n’existe pas une troisième chose qui serait la vérité ». Il serait mal venu à quiconque quelque soit son statut de détourner le concept de la vérité de sa vocation pour servir des desseins moins avouables. Nous conviendrons que l’erreur est humaine et que la perfection est une qualité divine, cependant, rien n’empêche ceux qui se voient au dessus de l’échelle de conseiller, de proposer ou d’éclairer dans un cadre de respect mutuel, non autrement. Comme, il est il a été rapporté par l’un de nos confrères, que l’échelle même inversée reste une échelle. L’homme ne progresse pas de l’erreur vers la vérité, mais de vérité en vérité, d’une vérité moindre à une vérité grande. N’est-ce pas là, la vérité ?

AMARA Mohamed
Jeudi 19 Mars 2009 - 08:00
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CHRONIQUE
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