REFLEXION

Pourquoi maintenant?



Depuis les derniers événements relatifs aux revendications des citoyens, notamment les jeunes, d’autres réactions sont apparues par la suite. Comme le RCD qui reporte sans cesse sa marche, la CNCD ainsi que diverses personnalités dont certains avaient occupé des postes importants au sein du gouvernement ou à la tête du parti FLN. Chacun de ces personnages se croit détenir les solutions susceptibles de provoquer un changement en Algérie. Le gouvernement, pour sa part, n’est pas resté les bras croisés et se montre attentif aux revendications des jeunes. Ainsi, plusieurs mesures ont été prises au cours du mois dernier, notamment la décision de lever l’état de siège qui est devenu le point noir des protestataires. En outre, de nouvelles décisions ont été arrêtées par le Conseil des ministres en matière des avantages au profit des candidats au micro investissement et de logement. Le président de la République a fait comprendre, entre autres, qu’il était tout ouïe, suite aux dernières manifestations, et a déclaré « il est de notre devoir d’en tenir compte et d’y répondre par des efforts accrus ». Or, il se trouve que de l’autre côté de la barrière certains mécontents ne l’entendent pas d’une bonne oreille. Ces derniers, tenant des discours plus que sévères, s’en prennent directement au gouvernement. Ainsi, l’ancien chef de gouvernement, M.Ahmed Benbitour, crie tout haut « ne pas voir dans toute la hiérarchie des gens capables de mener des réformes ou d’effectuer un changement ». « Ils sont incapables ». Une autre figure, qualifiée d’emblématique, Mme Fatima Chitour Boumendjel, membre du CNCD, pointe, elle aussi, du doigt les dirigeants actuels qualifiant le système de « fermé, autiste, sourd et muet ». Et d’ajouter « le régime est fragile. Il l’est parce que totalement décrédibilisé… ». Un troisième personnage, non des moindres, M. Abdelhamid Mehri, ancien S.G. du parti FLN, qui a préféré saisir directement le chef de l’Etat en lui adressant un long courrier contenant des propositions en vue d’un changement radical, tout en signifiant que le régime était marqué par ses aspects plus négatifs que positifs et était devenu inapte à résoudre les épineux problèmes de notre pays… ». Selon lui, «(…) la question centrale est celle de la mise en place d’un régime réellement démocratique, capable de résoudre les problèmes du pays et de le préparer à relever les défis de l’avenir ». Un quatrième personnage est sorti, lui aussi de l’isolement. C’est M. Aït Ahmed, président du Front des Forces Socialistes (FFS). Ce dernier se contente d’apporter son soutien à M. Mehri, en lui témoignant son adhésion à sa contribution. « Je veux t’assurer de l’importance et de l’intérêt que je porte à ta contribution », affirme t-il. Nous nous demandons, aujourd’hui, ce qu’auraient fait ces derniers, face à la situation actuelle, s’ils étaient au pouvoir ?

M. Bentahar
Samedi 19 Mars 2011 - 23:01
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CHRONIQUE
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