REFLEXION

Pourquoi le directeur se fait-il tirer le revers de sa veste par son ministre ?

Lors de sa visite à travers la wilaya de Mostaganem, M. Aboubakr Benbouzid, ministre de l’Education et photos à l’appui, n’a pas trouvé mieux que de coller un zéro aux responsables de l’éducation. Un beau zéro. Qu’il soit sur 10 comme au primaire ou sur 20 comme au secondaire, il symbolise la nullité caractérisée.



Pourquoi le directeur se fait-il tirer le revers de sa veste par son ministre ?
Lors de sa visite à travers la wilaya de Mostaganem, M. Aboubakr Benbouzid, ministre de l’Education et photos à l’appui, n’a pas trouvé mieux que de coller un zéro aux responsables de l’éducation. Un beau zéro. Qu’il soit sur 10 comme au primaire ou sur 20 comme au secondaire, il symbolise la nullité caractérisée.
Selon les observateurs, rien ne va. Des écoles fraîchement peintes et aux toitures défoncées et des élèves qui souffrent le martyre dans des salles de classes où gèlent les petits doigts des enfants. Des doigts si faibles et gelés qui n’arrivent pas à faire glisser le bout de craie sur l’ardoise qui crisse. En tous les cas, c’est la partie visible de cet iceberg qu’est l’éducation nationale. Monsieur le Ministre a dû sûrement, en privé, mettre des points sur les « i » aux différents responsables concernant les maigres résultats du baccalauréat. C’est avec seulement ses deux petits doigts, pas gelés du tout, qu’il compte avoir de meilleurs résultats.

Pourquoi le directeur se fait-il tirer le revers de sa veste par son ministre ?
Deux petits doigts qui en disent beaucoup, bien au chaud, qui en disent long, vu qu’ils tinrent M. le premier responsable de l’Education de la wilaya par le revers de sa veste. Voir la photo. On ne tient du revers de la veste que lorsqu’on domine. Avec deux doigts, M. le Ministre compte serrer une vis qui foire. Avec le pouce qui tripote la télécommande des télés, rideaux et fenêtres du bureau cossu et l’index accusateur qui sur les claviers des téléphones peuvent vous mettre hors d’état de nuire. Deux doigts bien musclés qui ont fait, défait et refait des grands et des moins grands. Deux doigts qui, du néant, comme des doigts de fée vous sortent un cadre qui servira de bouclier, syndicat libre oblige. Deux doigts qui écrasent les récalcitrants et les indomptables.



Pourquoi le directeur se fait-il tirer le revers de sa veste par son ministre ?


Si c’est dans la salle de classe que s’obtiennent les bons résultats, les bras croisés ironiques de l’’enseignante en présence du ministre (voir photo), vous narguent et en son for intérieur, elle semble dire : << A salaire égal, travail égal. La caravane ne fait que passer, le prochain cours se fera sans ministre. >>
Que l’on n’attende point ni gros efforts ni changements dans les mentalités, mais des destitutions avec seulement deux puissants petits doigts et des remplacements. Et que l’on stagne jusqu’à trouver la bague de Salomon au troisième doigt du faiseur de miracles.

Riad
Jeudi 15 Janvier 2009 - 08:00
Lu 1112 fois
A LA UNE
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 08-12-2016.pdf
2.77 Mo - 07/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+