REFLEXION

Pourquoi la situation financière négative de SONELGAZ ?



Pourquoi la situation financière négative de SONELGAZ   ?
I- Situation de Sonelgaz rapport 2011
 1.-Selon le rapport Sonelgaz 2011, l'Algérie va investir30 milliards de dollars pour produire 1200 mégawatts en électricité supplémentaires par an d'ici à 2020. Dans ce plan, les énergies renouvelables sont intégrées à hauteur de 40% . Récemment mi juin 2012, le PDG de Sonelgaz avance que le programme de 80 milliards de dollars, dont les deux tiers ont été affectés au développement des énergies renouvelables et un tiers pour la promotion de l'efficacité énergétique, permettra d'installer une puissance d'origine renouvelable de près de 21.000 MW entre 2011 et 2030. 10.000 MW seront dédiés à l'exportation pour autant que l'accès aux marchés européens sera rendu possible, que les financements extérieurs puissent être disponibles et que les risques de commercialisation soient partagés. Dans ce cadre,  par ailleurs, le PDG de Sonelgaz a évoqué la création d’un groupe rassemblant d’autres acteurs dans la production d’électricité, apparentés à Sonatrach Et qu’un projet de production d’électricité renouvelable de 1000 MW sera lancé entre l’Algérie et ses partenaires dans le cadre de Desertec. Ces projections de Sonelgaz ne font pas  l’unanimité des experts en Algérie   soulignant que    l'environnement économique et administratif est contraignant.  Ainsi, il est  peu probable que l'Algérie arrive  à construire un environnement adéquat  pour produire40 pour cent de son énergie à partir de sources renouvelables à l'horizon 2030, objectif annoncé par Sonelgaz.  A cet environnement, s'ajoutent les pesanteurs politiques où  Sonelgaz ne fixe pas le prix de l'électricité, n'a pas de stratégie propre sur les grands choix, ne peut décider seule de ses investissements et ne dispose pas de marge de gestion, en raison du poids de la tutelle. La décision finale relève  surtout du politique. Le projet Desertec gigantesque, qui doit mobiliser 500 milliards de dollars, pour alimenter l'Europe en énergie solaire à partir du Sahara, a été accueilli  au départ avec une certaine hostilité parSonelgaz puis un autre discours  du Ministère de l’Energie et Sonelgaz plus conciliant, des experts  ayant  alors critiqué la décision de Sonelgaz de rester à l'écart d'un projet d'une telle ampleur.
2.-En termes de bilan physique, le nombre total de clients électricité de Sonelgaz a été de 7,5 millions d'abonnés, en 2011 en évolution de 4,4% par rapport à 2010. Les clients basse tension continuent de constituer la grosse part du  portefeuille électricité  suivis, de loin, par la moyenne tension (45.118 abonnés) et 102 abonnés pour la haute tension. La production totale d'électricité en 2011 a ainsi atteint 48.872 GW/h,  dont26.846,6 GW/h assurés par la Société de production d'électricité (SPE, filiale Sonelgaz) et 22.663,9 par des producteurs tiers. A l'instar de l'électricité, le portefeuille gaz est dominé par la clientèle  basse pression avec 3,341 millions d'abonnés, contre 4.432 clients moyenne pression  et 202 abonnés pour la haute pression. Par ailleurs, le taux national d'électrification a atteint 99% en 2011, soit un taux des plus élevés du monde, alors que la couverture en gaz  est de 47,4 % avec une projection de dépasser 52% en 2014.
3.-Sur le plan financier, selon le rapport 2011, le groupe Sonelgaz a engagé des investissements de près de trois milliards de dollars en 2011, essentiellement financés  par des ressources externes. Les crédits bancaires ont couvert  55,8% (120,1 milliards de dinars). Le financement de ce programme d'investissement  estimé à 215,4 milliards DA, contre 90 milliards DA a été  assuré par les fonds propres du groupe (41,8%), tandis que la participation de la clientèle s'élève à 4,7  milliards DA (2,2%). La part des dotations de l'Etat demeure, quant à elle, minime avec un  apport de 600 millions DA (0,3%).  En outre, le niveau exceptionnel d'autofinancement (90 milliards DA) est dû dans une large mesure aux remboursements par l'Etat de 59,9 milliards  DA au titre du précompte TVA, du soutien de l'Etat pour la facturation des wilayas du sud et le préfinancement des programmes publiques à hauteur de 23,9 milliards  DA. De même, le groupe a réalisé un chiffre d'affaires global de 356 milliards DA, les métiers de base ayant représenté 68% de ce bilan, dont 39% pour l'activité  distribution d'électricité, 18% pour la production d'électricité et 11% pour  le transit d'énergie. L'exercice 2011 s’est, toutefois, soldé par un déficit de l'ordre 55,5  milliards DA.
4-Pourquoi cette situation négative où  l’exercice de2011 ?  Premièrement,  ce déficit  s’explique  par les créances impayées,  par le gel des prix de l’électricité depuis2005, selon Sonelgaz  mais également à la gestion interne La course à l'investissement en diversifiant ses activités industrielles lui a fait perdre ses  métiers base à l’instar de Sonatrach.  Deuxièmement, si le groupe a réalisé un bilan consolidé de 2.050 milliards de dinars, en augmentation de 14% par rapport à 2010, et un chiffre d’affaires brut de 356 milliards de dinars, il peine néanmoins à recouvrer ses créances.  Parmi les plus importantes d'entre elles le précompte  TVA (taxe sur la valeur ajoutée) et le préfinancement des programmes publics. A cet effet, le groupe Sonelgaz compte solliciter une nouvelle fois  les pouvoirs publics pour le règlement définitif du dossier d'assainissement  financier et pour la mise en œuvre effective du statut fiscal spécifique à  ses sociétés Ces dossiers des créances impayées  ont constitué des facteurs aggravants qui ont maintenu la situation financière du groupe dans un déficit similaire à celui de 2010.  Ces créances impayées aggravent cette situation Celles-ci ont atteint un niveau élevé de 39,5 milliards de dinars, dont 13 milliards détenues essentiellement auprès de l’administration et 19 milliards auprès des clients privés, selon le rapport de Sonelgaz  Pour certains responsables des sociétés de distribution, il est impossible de couper l’électricité à certaines institutions, notamment les écoles ou les hôpitaux.  Troisièmement, avec des branchements anarchiques, le taux de pertes de l’électricité a été 19,52%, en deçà des objectifs. Dans l’activité du gaz, le taux de pertes s’élevait à 7,1% dues, comme l’électricité. Sonelgaz,  perd annuellement plus de 10 milliards de dinars à cause de la fraude et de l’inefficience de gestion. Quatrièmement,  le tarif bas source de gaspillage. Le niveau d’investissement annuel dont a besoin le groupe se trouve, cependant, au-dessus de ses revenus. Même si le rapport ne ledit pas  ouvertement, il suggère, d’une façon à peine voilée, une augmentation des tarifs ou alors  le gouvernement doit mettre la main à la poche. L’augmentation souhaitable   des  tarifs selon le rapport Sonelgaz  devraient être revalorisés de 11 % par an pour pouvoir financer les investissements  induits par l’augmentation de la capacité de production. Or le gouvernement vient de décider de geler les  tarifs pour 2012 pour des raisons surtout sociales. Je préconise pour une transparence de la gestion de Sonelgaz mais également d’autres entreprises dont Sonatrach, d’appliquer le tarif du marché. En contrepartie, au niveau gouvernemental, comme je l’ai suggéré  dans une audit réalisé sous ma direction sur  le prix   des carburants au sein d’un modèle concurrentiel(1) d’ installer un organisme indépendant chargé d’un système  de péréquation afin de soutenir les segments à valeur ajoutée et  protéger le pouvoir d’achat des citoyens, toute subvention devant être budgétisée  au niveau du parlement et le montant structuré inscrit   clairement dans la loi de finances annuelle.  Cinquièmement,  outre le problème d’opposition des particuliers de céder leurs terres, le code des douanes, amendé en 1997, qui est un système de gestion par expédition, constitue un problème contraignant au développement de l’entreprise selon Sonelgaz . Selon la direction de Sonelgaz, des cadres sont soupçonnés de transfert illicite de devises vers l’étranger, en application de l’actuel code des douanes qui interdit les expéditions échelonnées. Ce qui n’était pas le cas par le passé.  L’ancien système autorisait l’importateur à donner des valeurs indicatives à certaines expéditions et faisait ressortir la vraie valeur des équipements importés dans le décompte final. Par contre, l’actuel code énonce que chaque expédition doit être déclarée indépendamment du contrat et doit correspondre à sa juste valeur, ce qui est impossible», selon Sonelgaz  pour qui un contrat de fourniture d’une usine clés en main est un contrat forfaitaire global où les expéditions sont données à titre indicatif
 
 II.- Où  en est l’application de la  loi sur l’électricité et la distribution du gaz par canalisations ?
Elle est régie par la Loi n° 02-01 du 5 février2002 relative à l'Electricité et la Distribution du Gaz par canalisations. Le décret présidentiel n° 02-195 du 1er juin 2002 porte  statuts de la société algérienne de l’électricité et du gaz dénommée «Sonelgaz-Spa». Depuis la promulgation de la loi sur l’électricité et la distribution du gaz par canalisations, SONELGAZ a dû se restructurer en Groupe industriel de 29 filiales. Cette restructuration a pour raison de préparer cet opérateur historique à faire face à la concurrence qui pourrait apparaître. Déjà dans le cadre de ces filialisations,  en  décembre 2OO5, Sonatrach et Sonelgaz ont récupéré totalement leurs filiales  et ce suite  à la  résolution du Conseil de participations de l'Etat (CPE),  le 4 octobre 2OO5. Les entreprises, qui deviennent la propriété entière du groupe Sonatrach, sont l'Entp, l'Ensp, l'Enafor, l'ENGTP et l'Enageo.Quant à celles qui reviennent à Sonelgaz, ce sont Kahrif, Kanaghaz, Kahrakib, Etterkib et Inerga. Comme existe des investissements conjoints Sonatrach Sonelgaz. Cela s’est poursuivi  récemment où    selon l’agence officielle  APS en date du 13  juin 2O12  le groupe Sonatrach va céder ses actions dans quatre stations électriques à Sonelgaz qui devrait  en faire   une deuxième grande compagnie du pays dans le domaine de l’électricité. Il s’agit des stations de Tergua, Koudiet Edrraouch, Berrouaghia et Skikda qui font actuellement l’objet de négociations avec le groupe pétrolier qui compte se délester de ses actions dans ces usines. Comme existe une coopération ente Sonatrach et Sonelgaz . Ainsi  réalisée en joint-venture Sonelgaz-Sonatrach (51% des parts pour 49% de SKF), construite  par Alstom  et Orascom, la centrale va être confiée pour son exploitation et sa maintenance à AOM (Algerian Operating and Maintenance). La centrale électrique de Terga wilaya Ain Temouchent, a été  mise en service en février 2O12  avec ses trois groupes de 400 mégawatts chacun. La commission de régulation de l'électricité et du gaz (CREG)est un organisme indépendant  doté de la personnalité juridique et de l'autonomie financière. La CREG a trois missions principales : -réalisation et contrôle du service public ; conseil auprès des pouvoirs publics en ce qui concerne le marché de l’électricité  et du gaz ; surveillance et contrôle du respect des lois et des règlements relatifs au marché de l’électricité et au marché national du gaz.  Son rôle est de veiller au bon fonctionnement concurrentiel et transparent du marché de l'électricité et du gaz,  dans l'intérêt des consommateurs et des opérateurs. La CREG a récemment soumis pour approbation un nouveau texte pour inciter à l'investissement dans les énergies renouvelables et  dans le texte il est stipulé  que l'investissement est ouvert à tous les opérateurs algériens publics et privés. Mais cela n’est pas nouveau puisque la loi sur l’électricité et le gaz  de 2002  relative à l’électricité et à la distribution du gaz par canalisation) a pour objectifs d’introduire la concurrence au niveau de la production et de la distribution d’électricité et du gaz, et a pour objet notamment la mise en place de conditions incitatives pour l’attrait des investissements privés nationaux et étrangers, notamment l’accès des tiers aux réseaux. Les six décrets exécutifs de la loi n’ont pas donné l’impulsion nécessaire  à l’application de la loi sur la réforme du secteur de l’électricité en Algérie et l’introduction progressive de la concurrence. Deux de ces décrets sont liés à la production. L’un prévoit la procédure d’octroi de l’autorisation d’exploiter étant donné que la loi stipule aujourd’hui que la production de l’électricité est libre. Le second concerne les droits et les obligations du producteur de l’électricité. Les quatre autres traitent du réseau de transport. Il s’agit des règles et la construction du réseau de l’électricité et du gaz. Un des quatre textes prévoit aussi la constitution d’un conseil consultatif de la commission de régulation de l’électricité et du gaz (Creg). Concernant la concurrence privée, les conditions nécessaires à leur implantation significative en Algérie ne sont probablement pas encore réunies (environnement bancaire, fiscal, assurance, services connexes etc..), ne sont pas en place, d’autant plus que les investissements dans le domaine de la production du transport ou de la distribution sont lourds et le retour sur investissement long.  Pour imposer cette concurrence sur le marché, il faut qu’il y ait une abondance de l’offre en quantité et une multitude d’acheteurs. Or, dans l’état actuel de la réglementation, selon  le  Creg, seuls les distributeurs peuvent acheter de l’électricité. Les autres consommateurs potentiels n’ont pas encore le droit d’acheter de l’électricité à des producteurs, les autres textes d’application n’étant pas entré en vigueur.   Outre Sonelgaz,  quatre nouveaux producteurs indépendants organiquement de cette entreprise. Ce sont Kahrama à Arzew, Sks à Skikda, Skb à Berouaguia et Skh, la société Charikat kahrab Hadjrat Ennouss, une centrale de1 200 MW, dont le capital est dans la globalité détenu par des étrangers. En résumé l’électricité et la gaz sont des éléments  fondamentaux tant au développement économique que pur les citoyens et donc un segment engageant la  sécurité nationale. Et se pose  cette question stratégique :  quel modèle de consommation énergétique pour l’Algérie horizon 2025/2030, non encore mis en place , sachant  que dans 16 ans elle aura épuisé son pétrole et 25 ans pour le gaz conventionnel, tenant compte de la percée du gaz non conventionnel, des couts croissants, de l’entrée de nouveaux concurrents ,  des mutations énergétiques mondiales  avec un nouveau profil de croissance , et surtout  de la forte consommation intérieure ,représentant environ selon le C REG entre 2015/2020 , 60/70% des exportations extrapolées à 85 milliards de mètres cubes gazeux. Faute d’insérer les opérateurs  d’électricité et de gaz au sein  d’une visions stratégique, afin d’impulser des investissements nouveaux qui deviennent urgents,  il y a une forte probabilité à des   délestages croissants.   Cela renvoie à  la cohérence et visibilité de la politiques socioéconomique et donc à l’approfondissement de la  réforme globale.

Dr. Abderrahmane MEBTOUL
Samedi 23 Juin 2012 - 21:44
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1.Posté par kako le 26/06/2012 05:29
On ne jette pas des pierres sur un arbre fruitier d'ou la sonelgaz
de Bejaia est une Prestigieuse entreprise elle sera toujours ; lorsque de valeureux hommes comme messieurs Amari , kria, Messaouden, saigh , Hamaili , Meklat , la liste et ...très longue pour citer d’autre et sans oublie des agents d’exploitation et du commercial qui sont des vraies combattants, ce personnel sont unies pour l’intérêt général de l’entreprise afin de veiller jour et nuit pour la bonne continuation de service et que la hache de guerre sera entièrement enterrée par nos abonnes suite au calvaire vécus suite a notre mauvaise gestion et les deux poids de mesures instaures entres les différents catégories, Ils ont souffert par notre comportements indigne période 2004 jusqu'à la
fin 2009. Nous sommes devenues des indésirables, pour cela a chaque émeute nos agences sont prioritaires pour le saccagement
car à leurs yeux nous sommes leurs ennemies pour ce venges ils
ne payent pas leurs Factures , Tous cela à cause d’un individu sans âme ni loi un (ex) directeur de la distribution période 2004 jusqu'à la fin 2009 ce diable a vraiment réussi a mettre la D.D de Bejaia en faillite , a ruine tous ce que ces prédécesseurs ont construits depuis 1969 , ce monsieur a brisé les carrières professionnels du personnel qui se posent contre sa démarche mafieuse (surfacturation, escroquerie …etc. )
La fin 2009 on se retrouve au fond d’un puits entrain de creuser pour s’enfonce d’avantage.
En 2010 un nouveau directeur est installe en l’occurrence Mr ghoul pour une période provisoire pour être mute a un poste supérieur, d’après les dires c’est un grand monsieur.
En 2011 un autre directeur de la distribution en l’occurrence Mr BOUCHAREB est installe dans des conditions très difficile, personnellement si j’ai été a sa place je refuserai ce poste pour tous l’or du monde:
- Un nombre incalculable d’anomalies.
- Presque tous le personnel en état de choque.
- Les abonnes ne reconnaissent plus la valeur de la sonelgaz.
- Les créances des impayés ont atteint le sommet.
- Une anarchie qui reste a désirée.
- Une semaine après son installation presque toutes les agences sont brulées.
- La D.D sonelgaz est indésirable et ingérable.
- La population sont exigeants a chaque fois si la fermeture des routes.
Tous le monde parlent que monsieur BOUCHAREB ne supportera pas la pression et surtout l’anarchie qui régnait et sans oublie les coups qui pleuvaient sur lui dans tous les
Sens, mais vu son expérience vécu sur le terrain, un très bon communicateur et fils de famille a réussit à redresser la situation. Nos abonnes de Bejaia, kHerrata, Amizour, sidi aich, Seddouk et la nouvelle agence de tazmalt peuvent témoignes du travail de professionnalisme instaure sur ces agences a part Akbou, le maillot noir
Confidence : Nos agences ne seront plus la cible des émeutiers, elles seront toujours protégées par les citoyens car ils reconnaissent qu’il y’avait un grand changement dans le bon
sens; même sont convaincus qu'ils doivent acquîtes de leurs redevances.

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