REFLEXION

Pourparlers de proximité

Après toutes les tentatives suivies de la feuille de route imaginées par l’ONU et les différents présidents américains qui se sont succédés à la Maison blanche, dans le but d’apporter des solutions au conflit palestino israélien.



Pourparlers de proximité
u ne nouvelle idée vient de surgir ayant pour ambition de préparer le terrain à de nouvelles discussions entre les deux parties. Les américains appellent cela « les pourparlers de proximité ». Comme s’il s’agissait d’une nouvelle approche en guise de solution à la crise actuelle. Les américains sont forts en matière d’innovation de moyens d’action. Tout en prétextant vouloir intervenir dans le conflit pour y apporter des solutions, ils ne font que défendre et préserver leurs propres intérêts. A chaque fois ils trouvent un qualificatif et une raison à leur intervention. Cette fois-ci il s’agit de pourparlers de proximité avant les grandes discussions autour du conflit qui dure depuis 1948. Nous avons, d’un côté Israël, un Etat souverain, super armé et ayant pour alliés les européens et les américains. De l’autre, la Palestine, un Etat non reconnu, faible à tous points de vue et lâchés par ses frères arabes. Depuis toujours aucun pourparler entre les deux parties n’a abouti à des solutions qui satisfassent les palestiniens parce que ce sont toujours eux les perdants dans chaque tentative de résolution du conflit. Depuis 1948 Israël ne cesse de grignoter la terre palestinienne pour y construire de nouvelles colonies et agrandir son Etat. Que reste t-il aujourd’hui de la Palestine d’antan ? Pourquoi, 62 ans après, ose t - on parler de négociations indirectes ? Il s’agit encore d’une nouvelle stratégie adoptée par les américains pour tenter de débloquer pour aboutir par la suite à des discussions directes si les résultats s’avéraient positifs. Ces pourparlers, dits de proximité, seront dirigés par l’émissaire américain George Mitchell qui servira d’intermédiaire entre les deux parties. M. Mitchell fera la navette entre Jérusalem, Ramallah et Wachington et ce, quatre mois durant. Les questions retenues dans l’agenda des discussions auront trait au problème des frontières, du retour des réfugiés, des colonies, de la sécurité d’Israël et de l’eau. Selon M. Saëb Erakat, principal négociateur palestinien, il ne sera pas question de contact direct entre israéliens et palestiniens. Les discussions se tiendront avec M. Mitchell et la partie américaine. La Russie, pour sa part, entend s’engager à déployer des efforts dans d’autres processus de pax, dans l’intérêt d’une paix juste et globale dans la région. Ce qui est désolant dans cette situation c’est l’absence caractérisée des représentants arabes dans la résolution de ce conflit. N’ont-ils pas les capacités requises pour prendre part au processus de paix, plus particulièrement les chefs d’Etats des pays arabes voisins d’Israël ? Tous les sommets organisés par la ligue arabe n’ont guère dépassé le stade de discussions creuses entre dirigeants arabes.

M.Bentahar
Mercredi 12 Mai 2010 - 09:53
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CHRONIQUE
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