REFLEXION

Pour une moralisation de la gestion de la Cité, condition de sortie de la crise par la bonne gouvernance

En ce moment de grand recueillement du mois sacré du Ramadhan , pouvoir et opposition devraient méditer le sens de la Vie , en fait philosopher sur la Morale, sur le droit à la différence par un dialogue productif et fécond au profit exclusif de la Patrie.



1.- Il s’agit si l’on veut mobilier la population  face à des ajustements économiques et sociaux inévitables entre 2016/2020, devant éviter    l'illusion de  la rente éternelle, que les personnes chargées de gérer la Cité soient crédibles  et aient une attitude morale, sinon aucun modèle de croissance ne peut aboutir. Comment un responsable peut-il inciter l’investissement local lorsque lui-même n’a pas confiance au pays et fait fuir ses capitaux. Aussi,  image désolante de l’Algérie avec tous ces noms de ministres ou proches en retraite ou encore en fonction souvent mis en index dans la presse internationale, ayant pour conséquence une véritable crise de confiance ente l’Etat et le citoyen. La lutte contre le fléau de la corruption, fuite de capitaux,  passe forcément par le renouveau du système d’information au temps réel (voir les bourses mondiales avec toutes les fluctuations à la seconde près), un véritable management stratégique lié à un véritable Etat de droit (une justice véritablement indépendante), une nouvelle gouvernance, qui conditionnent une nouvelle politique socio-économique. Le problème qui se pose pour l’Algérie est donc beaucoup plus profond et interpelle toute la politique socio-économique de l’Algérie et son adaptation au nouveau monde, en fait une profonde moralisation de la société, devant méditer le  sens de la vie
2.- Lorsque nous voyons aux  enterrements, devant le cercueil des personnes pleurent (je  ne parle  pas des proches), c’est  qui se croyant qu’ils étaient éternels,   pleurent sur leur   propre sort. Devant la mort l’on devient philosophe. La vie, si courte comparée au cycle des civilisations, n’est-elle pas un rêve et ne sommes nous pas d’éternels passagers ? Combien d’entre nous se remémorent parents, amis, qu’ils ont connus et qui ont disparus dans un passé pas si lointain ? Mais l’on oublie facilement que les femmes et hommes ont existé sur notre Terre, ont été des acteurs comme en témoignent tous les films que l’on voie sur les pharaons, la tribu des incas, sur la Chine, l’Inde, sur Rome, sur les Indiens à travers les films de western et les différentes guerres. Entraîné dans le tourbillon du quotidien et de notre survie, et c’est ça peut être la vie, ne devant pas être utopique, l’être humain est mu par l’instinct de domination (Wille zur Macht ) comme l’a montré le grand philosophe allemand Friedrich Wilhelm Nietzsche dans « Naissance de la Tragédie »((Die Geburt der Tragödie -1871-) « vérité et mensonge au sens extra moral » (1873-(Über Wahrheit und Lüge im außermoralischen Sinn) et « Ainsi parla Zarathoustra »,(1883- (Also sprach Zarathustra. Ein Buch für Alle und Keinen). Encore ces idées ne fassent pas l’unanimité devant se méfier de tout nihilisme, ont été ailleurs déformées malheureusement dans « Mein Kampf » d’Hitler, le pouvoir aveuglant souvent posant la problématique de la démocratisation par des contre-pouvoirs productifs.  C’est que certains êtres humains, pas tous heureusement,  veulent dominer le monde à travers leur propre personne Mais il suffit simplement, par exemple, qu’un très petit grain de sable leur tombe dans l’œil pour qu’ils ne deviennent plus rien à travers leurs cris de douleur.
3.-Le grand philosophe français Blaise Pascal sans « ses Pensées (1623-1662) décrivait le monde infiniment petit, la Terre où les Océans qui représentent les trois quarts de notre planète, le taux s’accroissant avec le réchauffement climatique, et du monde infiniment grand, la Lune la plus proche de notre planète mais les milliers d’étoiles dont certaines sont des planètes. L’être humain malgré le progrès de la science connaît peu de choses de ces deux mondes. Sur la planète Terre, aujourd’hui c’est la domination de l’occident, mais auparavant nous avons connu la civilisation Incas, chinoise, Indou, Islamique. Peut être demain ce sera celle de l’Orient à travers le réveil de l’Asie et certains prédisent l’Afrique horizon 2040. Je considère que la crise actuelle que traversent tous les pays sans exception, avec des intensités différentes, est due à la gouvernance. En ce début du XXIème siècle ce n’est donc pas seulement une crise économique mais également et surtout une profonde crise morale devant fonder notre appréciation sur une profonde rénovation de la perception du monde réhabilitant les vertus du travail et de l’intelligence. Le monde a besoin d’une culture de la tolérance entre l’Orient et l’Occident comme nous l’enseignent tant les philosophes croyants et non croyants, les fondateurs de l’Economie que toutes religions judaïsme, christianisme, Islam. Cela passe par une profonde moralisation de la vie politique, économique sociale et culturelle. Dans cet aspect moral,  nous devons apprendre à nous respecter, à vivre notre différence et à nous écouter par un dialogue permanent. A ce titre nous devons revenir aux valeurs de base qui conditionnera notre comportement futur d’où l’importance de l’Ecole et du savoir poumon de tout processus de développement et de l’épanouissement de toute civilisation. Dans la Phénoménologie du Droit, le grand philosophe allemand Georg Wilhelm Friedrich Hegel (1770-1831) faisait allusion aux trois strates fondamentales : la Famille, la Corporation, l’Universel et l’Etat (les règles, les fonctions régaliennes, l’allocation des ressources collectives). Il avait peut être volontairement ou involontairement, oublié de mentionner la Matrice de la Vie (la Mère). Car, la matrice de base, la mère des matrices, le Noyau Central, El Oum Ed Dounia, la racine de l’arborescence, la racine de l’arbre de la Vie, c’est notre Mère. Lorsque la mère, disparaît c’est risque de la dissolution de la famille.
Je souhaite à notre cher et beau pays qui a d’importantes potentialités pour surmonter ses difficultés, pour peu que la morale l’emporte sur les appétits rentiers, un avenir meilleur pour nos enfants, en ce monde turbulent et en perpétuel mouvement où toute Nation qui n’avance pas recule n’existant pas de société statique.

 

Dr Abderrahmane MEBTOUL
Lundi 13 Juin 2016 - 15:21
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