REFLEXION

Pour un large débat national sur l’avenir énergétique de l’Algérie

APRES LES DECLARATIONS DU PDG DE SONATRACH, SUR UNE EVENTUELLE BAISSE DU PRIX DU GAZ

Dans plusieurs contributions entre 2011/2012 à la fois dans la presse algérienne et internationales ( les quotidiens financiers lesechos.fr, la tribune.fr, les hebdomadaires Jeune Afrique et les Afriques -voir www.google.fr), j’avais mis en garde le gouvernement algérien sur les impacts négatifs sur l’Algérie à la fois , la concurrence de Gazprom, du Qatar , de la Libye et d’autres pays exportateurs africains , de l’impact de la crise mondiale et des mutations énergétiques mondiales dont le gaz et pétrole de schiste notamment américain dont 33% des recettes de Sonatrach proviennent des USA qui deviendront exportateur horizon 2017.



1.-. J’avais mis en relief  dans ces contributions que les prochaines  négociations avec l’Europe , principal marché de l’Algérie, outre  le gel  des projets  de Nigal  et  de Galsi, non rentables   avec l’actuel prix sur le marché  international, par  rapport  aux canalisations russes  du North Stream et du South Stream, la faible capacité des GNL ne pouvant concurrencer celles  des russes et du Qatar,  porteront  sur une baisse de prix  remettant en cause la formule d’indexation du gaz sur le pétrole qui n’a  plus cours depuis au moins trois années, le prix du gaz étant largement déconnecté du prix du pétrole. Le PDG de Sonatrach. après que maints responsables  et soi- disant experts organiques aux ordres, aient  affirmé le contraire vient d’annoncer publiquement  le 24 mai 2013 qu’il y a une forte pression afin que l’Algérie baisse ses prix de cession du gaz. Je le cite «  il est difficile pour l’Algérie de préserver les prix du gaz dans un contexte de crise économique qui affecte aussi bien la demande que les prix …. notre marge de manœuvre est difficile, car il n’y a pas de reprise économique forte et lorsqu’il n’y a pas de reprise forte, commander le marché n’est pas uniquement l’apanage de Sonatrach qui  a perdu l’arbitrage par la chambre de commerce internationale dans le contentieux sur le prix du gaz l’opposant à l’italien Edison à cause d’une  clause qui prévoit une révision à la baisse lorsqu’il y a changement des conditions économiques….l’effet domino est là, il n’y avait pas qu’Edison qui a demandé à revoir les prix, il y a aussi l’ENI et GNF (Gas Natural Fenosa) ».
2.-L’Algérie représente moins de 1% des réserves pétrolières qui vont à l’épuisement horizon 2020 avec un pompage variant entre 1,2 et 1,4 million de barils/jour , 1,32% des réserves gazières mondiales après l’annonce du PDG de Soantrach qu’il n’y aurait plus   fin 2012  2000 milliards  de mètres cubes gazeux ( les dernières découvertes  étant marginales) avec une consommation intérieure qui approchera  les exportations actuelles horizon 2016/2017, donc épuisement entre 2025/2030 du gaz conventionnel. Les exportations algériennes représentent 98% des recettes en devises , irriguant toute l’économie donnant des taux de croissance, d’emploi et d’inflation fictifs,  notamment à travers la dépense publique et des subventions généralisées, la distribution de traitements sans contreparties productives pour calmer transitoirement le front social en ébullition, rente à l’origine  des 200 milliards de dollars  de réserves de change, dont 86% placées à l’étranger en majorité en bons de trésor et en obligations européennes à un taux de fixe de 3% selon le gouverneur de la banque d’Algérie, les placements d’ environ 8 milliards de dollars en DTS au niveau du FMI , le taux étant inférieur à 1%. Or, toute chute du cours des hydrocarbures, au moment où l’on dépense sans compter, avec des surcouts de projets exorbitants pour en parler de corruption,  risquent d’avoir des répercussions  à la fois économiques (arrêt des projets) sociales (accroissement du chômage et de l’inflation) et donc politiques à travers le risque d’une déflagration sociale et donc posant la problématique de la sécurité nationale. La sécurité de l’Algérie ne peut être isolée  de la situation  au Sahel, zone charnière entre l’Afrique subsaharienne et la Méditerranée, zone actuellement incontrôlable, avec ses 80 millions d’habitants, ce vaste territoire de plus de 9 millions de km²,  malgré sa pauvreté,  ayant des richesses  importantes, de plus en plus convoitées par les grandes puissances, tout cela préfigurant  une recomposition géostratégique  au niveau du continent Afrique, enjeu du XXIème siècle,  où l’Algérie risque d’être marginalisée .  Personne n’ayant le monopole du nationalisme et de la vérité,  comme je l’ai proposé  depuis au moins quatre années, un  large débat national  sur l’avenir énergétique de l’Algérie  et par là comment réaliser la transition d’une économie de rente  à une économie hors  hydrocarbures dans le cadre   de la Remondialisation, étant dans une économie ouverte,(couple -prix –cout compétitif) ,  s’impose.  
Références
1-Voir le documentaire d’une heure  diffusé le 29 novembre 2011  de 20h30 à 21h45 sur la télévision française France 3 Corse consacré au projet Galsi invité du plateau professeur Abderrahmane Mebtoul 2.-Pour  un nouveau management stratégique de Sonatrach» – contribution  d’Abderrahmane Mebtoul revue HEC Montréal Canada novembre 2010(52 pages- voir également notre interview à la télévision française France 3 sur le projet Galsi 26 novembre rediffusée 27/28/29 novembre 2011 où le maire de la Sardaigne a affirmé je le cite  « le projet Galsi ne passera jamais sous son tracé initial » -3- Important ouvrage collectif  revue Stratégie Parsi France « Agir» n°50, sous la direction du général Eric de La Maisonneuve «La Méditerranée, enjeux et avenirs»,  septembre 2012 Paris France (250 pages) Claude Nigou-Jean Dufourcq-Didier Billion- Gérard-François Dumont- dont la –contribution d’Abderrahmane Mebtoul «Sonatrach face aux mutations énergétiques mondiales» -4-Jeune Afrique paris France- Abderrahmane Mebtoul : Les dix propositions pour une transition énergétique de l'Algérie  nov 2011-5 -Magazine international Les Afriques  – Abderrahmane Mebtoul -Face aux mutations internationales Quel modèle de consommation énergétique en Algérie ?  janvier  2012
-6-Abderrahmane Mebtoul  -Magazine international Les Afriques  La concurrence -Gazprom /Sonatrach  face à la nouvelle carte énergétique mondiale   juin 2012-7 -Abderrahmane Mebtoul- La nouvelle carte énergétique mondiale  Institut Français des Relations Internationales IFRI  France -déc 2011-8-Sur le même thème conférence  à la conférence  internationale organisée  par  la CEE  de Bruxelles à Malte  avril 2012- Abderrahmane Mebtoul : l’Algérie c'est Sonatrach et Sonatrach c'est l'Algérie-9- Le projet Galsi est-il rentable - Site Maghreb Emergent 16 mai 2013-10- Ouvrage collectif sous la direction d’Abderrahmane Mebtoul  avec la participation de cadres supérieurs de Sonatrach, des  experts algériens et internationaux «  L’Algérie face aux mutations énergétiques mondiales   2 volumes  720  pages Edition Dar El Gharb Algérie (2006)
NB- Le professeur Abderrahmane Mebtoul interviendra à une grande rencontre internationale devant de nombreuses personnalités, PDG de groupes internationaux et experts de renom  le 31 mai 2013 à l'Assemblée nationale française sur la transition énergétique mondiale sur le thème «  l'Algérie face aux contraintes de la  transition   énergétique  mondiale »  thème qui interpelle à plus d’un titre l’Algérie.
À propos de l’auteur
Dr Abderrahmane MEBTOUL, Professeur des Universités, Expert international  Directeur d’Etudes Ministère Energie Sonatrach 1974/ 1979 -1990/ 1995- 2000/ 2006  

Dr Abderrahmane Mebtoul
Lundi 27 Mai 2013 - 10:09
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ACTUALITÉ
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