REFLEXION

Pour les petites et moyennes bourses : La suppression du crédit à la consommation est–elle la bonne solution ?



Pour les petites et moyennes bourses : La suppression du crédit à la consommation est–elle la bonne solution ?
Après avoir, pendant des mois, écarté les risques d’une répercussion de la crise internationale sur une économie nationale forte d’un matelas financier sans précédent, le gouvernement a bien fini par se rendre à l’évidence que le pays est bel est bien touché.
Dans la loi de finances complémentaires 2009, le gouvernement a multiplié les mesures impopulaires parmi lesquelles figure notamment l'interdiction faite aux banques d'octroyer des crédits à la consommation. “L’Algérie, à l’instar des autres pays du monde, a pris des décisions pour stabiliser sa balance des paiements”, explique tout simplement M. Mouhoubi, Docteur en sciences économiques et en sciences politiques, d’où l’urgence de mettre de l’ordre dans le commerce extérieur, avoue-t-il. Pour lui, le marché algérien étant libre, les importations sont diversifiées certes, mais la plupart ne sont pas indispensables à la satisfaction des besoins et au fonctionnement de l’économie nationale. Par conséquent, L’expert souhaite que l’état aille plus loin dans la mise en œuvre de sa politique pour cibler les produits agroalimentaires et pharmaceutiques déversés sur le marché national sans le moindre contrôle. “Il est grand temps de faire le toilettage dans la facture des importations qui ne correspondent en réalité ni aux possibilités du pays ni à ses besoins”, relève-t-il. Le Dr Mouhoubi indique que toute cette batterie de mesures n’a pas pour finalité le protectionnisme de l’économie ou la mise en place de barrières au marché national. Au contraire, précise-t-il, “l’Algérie ne fait qu’instaurer en toute légitimité ses propres normes pour l’importation de certains produits”. Certes, l’interdiction des prêts à la consommation aura certainement un impact direct sur les importations en les réduisant, mais elle ne sera pas sans conséquence, en revanche, sur le citoyen qui commence à y prendre goût. Toutefois, les crédits accordés ne touchent qu’une catégorie de citoyens, et pas toute la population : ce sont les salariés qui ont un emploi stable, c'est-à-dire des clients solvables. Par ailleurs, il n’est pas à écarter que ces décisions subissent un allégement à l’avenir en cas de retournement de situation et de reprise de l’économie mondiale.
M. Abderrahmane Mebtoul, expert en économie, estime que Le gouvernement prend trop de risques à travers la loi de finances complémentaire. Selon l’ABEF, dans les pays développés, il y a un taux d’endettement élevé, alors qu’en Algérie, sur les 33 millions d’habitants, on compte 700.000 emprunteurs avec 2 à 3% d’impayés. Se pose alors cette question du fait des incidences relativement faibles, pourquoi cette dernière mesure ? La dernière mesure gouvernementale de mettre fin au crédit à la consommation peut s’avérer d’un impact limité si l’on reste dans le statut quo actuel caractérisé par l’absence de vision du développement par l’adaptation de l’Algérie aux nouvelles mutations mondiale. Il suggère qu’ il est utile de mettre en place des mécanismes transparents qui favorisent la création de valeur ajoutée interne loin des mesures administratives autoritaires de peu d’effets sur la société ce qui suppose une autre culture économique propre du XXIème siècle. l’Algérie est dans une interminable transition n’étant ni une économie étatisée, ni une véritable économie de marché concurrentielle, expliquant le peu d’efficacité tant de la régulation politique, sociale et économique..
Face à la détérioration du pouvoir d’achat, certains experts redoutent le risque d’amplifier l’emprise du crédit informel. De plus en plus de ménages algériens vont recourir au crédit informel face à leur endettement croissant en donnant des chèques différés auprès des fournisseurs mais à des taux d’intérêts plus élevés que ceux pratiqués par le système bancaire actuel ou simplement iront à la bourse informelle à des taux d’usure.

Adda Abdelwahab
Jeudi 20 Août 2009 - 08:00
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ACTUALITÉ
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