REFLEXION

Pour dilapidation et transfert de 70 milliards vers l'étranger au préjudice la BADR d'Oran : Le directeur et plusieurs de ses cadres derrière les barreaux



Pour dilapidation et transfert de 70 milliards vers l'étranger au préjudice la BADR d'Oran : Le directeur  et plusieurs de ses cadres derrière les barreaux
Mardi dernier, la chambre d’accusation près la cour criminelle a eu à traiter l’affaire de dilapidation de 70 milliards de centimes au préjudice de la Banque Agricole et du Développement Rural (BADR) d’Oran et leur transfert illégal vers l’étranger, dont le directeur et plusieurs de ses cadres en sont inculpés.

La cour avait demandé aux avocats de la défense, de présenter tous les documents, notamment le fameux document « D 10 », concernant l’administration des douanes qui reste pour l’heure partie civile dans l’affaire, plus particulièrement en matière de transfert illégal de fonds vers l’étranger, évalué à 3 millions d’Euros, suite à la création par le principal accusé, actuellement en fuite, d’une société écran dans le seul objectif de transférer illégalement des fonds détournés. Ce dernier aurait bénéficié, avec la complicité du directeur de la banque et de certains gestionnaires de l’agence BADR d’Oran, ainsi que le responsable chargé de l’approvisionnement des grandes entreprises, de certaines facilités financières suite à des transactions frauduleuses et à des actes de malversation dans les écritures comptables et qui consistaient en l’établissement de 13 autorisations de crédits en un temps record, dont la majorité n’avait aucune garantie pouvant assurer le remboursement conformément à la réglementation en vigueur, tel un patrimoine immobilier ou mobilier. Ainsi pour plus de clarification et de précision et à l’effet d’appuyer le dossier par des documents fiables, le juge d’audience avait insisté sur la présentation de ces document douaniers, qui ont permis le Transfert frauduleusement de tous ces fonds vers l’étranger, comme l’avait confirmé le rapport de la police judiciaire internationale. En effet, ce rapport affirme que ces transferts de fonds, ont transité dans leur totalité par cette société écran crée par l’accusé principal en fuite en l’occurrence A. Abdelwahab et qui a servi d’intermédiaire avec une entreprise étrangère domiciliée en Espagne. C’était astucieux de la part de l’accusé, car l’argent était envoyé en Espagne, en contrepartie de factures transmises reflétant la livraison de produits et matériels d’équipement au nom de cette société écran. Cette dernière revend toute la marchandise importée à son entreprise, réelle celle-là, à des prix très élevés (surfacturation) qui sont déposées à la banque pour ordonnancement. La banque, à son tour, procède à la liquidation des factures en transférant l’argent vers l’Espagne le plus normalement du monde, via la banque Arabo-Hispanique. Ce sont 3 millions d’Euros qui ont été transférés en l’espace d’une année. Par ailleurs, les investigations menées par la brigade économique relevant de la sûreté de wilaya d’Alger du 16 mars 2007, en partant du fait que l’accusé principal, maîtrisait parfaitement les procédures administratives et financières auprès des banques et avait une parfaite connaissance de toutes les formalités y afférentes. Atout qui lui permettait de duper tout son monde à l’exception bien sur de ses complices qui lui facilitaient le travail, au point où le directeur général F.Belhadj, en personne y était mêlé en accordant près de 39 milliard de centimes à son ami sans aucune garantie immobilière. M. A Abdelwahab, percevait des crédits à chaque fois qu’il en demande sans aucune assurance. Pas seulement, l’accusé aurait bénéficié même d’autorisations de crédits d’investissements et de crédits d’exploitation, sans aucune garantie ou hypothèque, mieux encore, sans aucun échéancier de remboursement. Et pourtant, il possédait une usine pour l’hypothéquer, mais rien de tout cela. D’autre part, aucun contrôle ni vérification n’ont été opérés comme le stipule la loi en pareil cas. L’agence BADR d’Oran, aurait manqué à son devoir de contrôle des deniers publics à travers presque tous les directeurs qui y sont passés et se sont succédés à la tête de cette agence, il s’agit notamment de H. Belmehal, M. L et S. M. Rappelons que le directeur général de la banque et plusieurs de ses cadres, se trouvent actuellement derrière les barreaux. Deux des neuf inculpés sont en fuite et activement recherchés, dont l’accusé principal. Nous y reviendrons avec plus de détails.

Par Riad
Mardi 14 Juillet 2009 - 00:34
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