REFLEXION

Pour Alger, le dossier des moins de Tibéhirine est clos.



Pour Alger, le dossier des moins de Tibéhirine est  clos.
«On ne refait pas l'histoire. Il faudrait que les Français le comprennent ». Ce commentaire d'une source autorisée de l'Etat algérien résume la position d'Alger dans le dossier des moines de Tibéhirine. La poursuite du déballage médiatique en France, avec la publication tout au long de la semaine écoulée de nouveaux témoignages mettant en doute la version officielle sur la mort des sept religieux, n'a pas modifié la position des autorités algériennes. Elles ont décidé de ne pas réagir officiellement à une affaire « franco-française ».

Mais à Alger, on ne cache plus un certain agacement. « Durant les années de terrorisme, les Français nous ont mis sous embargo. Ils ont poussé les autres pays européens à les suivre. Heureusement que les Américains n'ont pas suivi. Nous nous sommes battus seuls contre le terrorisme et nous l'avons vaincu au moment où des terroristes obtenaient facilement des visas pour la France », poursuit la même source.

Dans ce contexte, la commission rogatoire adressée à l'Algérie par le juge français en charge de l'affaire a peu de chances d'aboutir. Les Algériens estiment en effet avoir tout dit dans cette affaire. Et en mettant en cause l'armée algérienne, les Français n'ont pas facilité les choses. Les Algériens estiment qu'ils ne sont pas concernés par cette affaire « franco-française ».

« Nous avons demandé aux moines de partir car les lieux n'étaient pas sûrs. Ils ont refusé en disant : nous avons de bonnes relations avec « nos frères de la montagne ». C'est l'expression qu'ils ont utilisée parce qu'ils connaissaient les chefs du GIA. Mais quand ces derniers ont été tués, de nouveaux chefs sont arrivés dans cette zone et ils ne connaissaient pas forcément les liens entre les moines et les groupes armés. C'est peut-être pour cette raison qu'ils ont été kidnappés puis tués », souligne notre source.

Mais, malgré ces tensions, les relations algéro-françaises ne devraient pas être très affectées durablement, estime notre source. « Les deux pays ont l'habitude de gérer ce type de crises. Les choses devraient rentrer dans l'ordre rapidement », explique un ancien diplomate français.

Réflexion
Dimanche 19 Juillet 2009 - 08:00
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