REFLEXION

Populations au bord de la famine



Après une légère accalmie, lors de la crise financière en 2008 et 2009, les prix des produits agricoles ont repris à la hausse, ce qui montre que la tendance de fond soulignée par les experts était bien réelle. Ainsi, l'accroissement de la demande globale, particulièrement en provenance des pays émergents, sera à l'origine d'une hausse structurelle des prix des produits agricoles. Ces tendances vont générer un équilibre précaire dans le domaine agricole et la moindre crise pourrait déstabiliser la production et amener une partie de la population mondiale, et particulièrement les plus pauvres, au bord de la famine. C'est pour ces raisons que la communauté internationale s'est saisie du dossier agricole depuis quelques années et que la France en a fait l'une de ses priorités lors de sa présidence du sommet du G20. Cette attention a été à l'origine d'importants progrès lors des derniers mois qui se sont concrétisés par un accord entre les pays du G20 lors de la rencontre des ministres de l'agriculture le 23 juin 2011. Ces avancées sont d'autant plus importantes que ces pays représentent 85% de la production agricole mondiale. Ces progrès dans la négociation mondiale destinée à juguler la hausse des prix agricoles concernent cinq domaines essentiels. Le premier est bien évidemment l'accroissement de la production agricole. Il faut souligner à ce niveau que, contrairement à tous les autres secteurs économiques, la production agricole reste essentiellement nationale et le commerce international des produits agricoles ne porte que sur une faible partie de cette production. Donc, la production est le premier domaine où les pays peuvent faire la différence pour pallier à la hausse de la consommation. A ce niveau, la crise de 2007 a tiré la sonnette d'alarme et a été à l'origine d'un retour de l'intérêt à l'agriculture, après des années de marginalisation, dans les politiques publiques particulièrement après l'application des programmes d'ajustement structurel dans les pays en développement et qui misaient sur la capacité des marchés à assurer cet équilibre entre la demande et l'offre. Plusieurs sommets ont mis l'accent sur l'importance des politiques agricoles notamment le sommet du G8 à l'Aquilla en juin 2009 qui a appelé les pays développés à consacrer 22 milliards de dollars 33 milliards de dinars à ce secteur. Lors de la rencontre à Paris, les pays du G20 ont appelé à augmenter la production de 70%, d'ici 2050, pour nourrir plus de 9 milliards de personnes. Un autre facteur crucial pour remédier à la volatilité des prix agricoles est lié à la transparence des marchés et beaucoup d'experts ont souligné que les fluctuations des prix sont dans beaucoup de cas liés à l'absence d'informations sur les stocks disponibles.

Charef Slamani
Samedi 30 Juillet 2011 - 09:38
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CHRONIQUE
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