REFLEXION

Plus de 50 mères agressées par leurs progénitures en 2013 à Mostaganem

A Mostaganem, il ne se passe pas un jour sans que nous entendions par ici et par là, dans les douars comme dans la ville de Sidi Saïd, des grand mères ou des mères et même des pères tabassés par leurs progénitures, pour les délester de leur argent où de leurs biens.



Sous l’effet de l’alcool ou de la drogue, il y a même qui ont assassiné leur propre père  à l’exemple de celui qui a battu sa mère à haï El-Houria pour lui  avoir refusée de l’argent, ou  le drogué qui a tabassé son père âgé de 78 ans au Plateau de la marine pour l’avoir privé d’une somme de 500 dinars. Comme ces délinquants, il en existe des centaines à Mostaganem, comme c’est le cas d’une cinquantaine de parents battus par leurs enfants pour « un non ou un rien..! ». Le nombre de mères victimes de violence de leurs propres fils ne cesse d’accroitre. Bien que le sujet soit rarement évoqué, le phénomène  existe  bel et bien dans notre société. Elles sont nombreuses ces femmes dont les cœurs de mère passent sous silence les brutalités de leurs héritiers. L’année passée, pas moins d’une cinquantaine de femmes ont été agressées et violentées par leurs propres enfants. Les victimes  avaient déposé des plaintes contre leur progéniture, ces enfants agissent souvent  sous l’emprise de l’alcool et de la drogue qui  leur font perdre la raison. « Le plus  souvent,  ces derniers  sont dans  un état  second, n’hésitant pas à lever la main  sur leurs mamans pour  des  questions  parfois  très  futiles, jusqu'à leur occasionner des blessures. Les victimes ont toutes été orientées vers les services de la  médecine légale aux fins de se faire délivrer des certificats faisant  foi des agressions qu’elles ont subies.  Par ailleurs, selon des sources très au fait de ce fléau, ces chiffres sont loin de la réalité  puisqu’elles sont nombreuses celles qui  subissent des actes de violence de la part de leurs enfants et n’osent pas les dénoncer. Ces dernières années, les traditions ont totalement changé au point de connaitre des transformations radicales. Chaque jour, les  journaux font état de ces faits inédits d’une  violence exécutée par  un homme contre la  femme qui l’a porté pendant  neuf mois et veillé après sa  naissance  des nuits entières pour le  nourrir et  l’élever en bonne santé. Si les uns câlinent leurs  mamans  et les couvrent  de  cadeaux  pour leur témoigner leur affection  d’aucuns  n’ont  pas le temps  de dire « je t’aime » à celle qui a souffert des nuits pour  les nourrir, les éduquer et les protéger contre tout danger. Pire, ils les  insultent  et les tabassent. Ce phénomène de violence sur ascendant prend de l’ampleur. Il faut savoir que  la violence contre les  ascendants est une pratique punie par la loi algérienne. En ce sens, l’article 267 du code  de procédure pénale stipule  que  tout individu  auteur de coups et blessures  volontaires  contre  ses ascendants  est passible d’une peine allant de cinq à dix  ans de  prison  ferme. Et dans  le cas où cette forme de violence répréhensible provoque un quelconque handicap chez la victime, la peine encourue peut s’étendre jusqu’à une vingtaine d’années de prison ferme.

Tayeb Bey Aek
Mercredi 26 Février 2014 - 18:31
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