REFLEXION

Plus de 30 000 Algériens ont changé de nom !

Obligés par les militaires français de choisir un patronyme où il y a eu des fautes et des erreurs de transcription, plusieurs familles algériennes se sont retrouvées après l’indépendance, avec des noms insultants ou vulgaires où le simple fait d’annoncer leur nom les fait rougir ! Ainsi plus de 30 000 personnes, gênées par la signification de leurs noms de famille, ont décidé de le changer.



Ils sont plus de 30 000 Algériens à avoir changé de nom de famille depuis l’indépendance. Le Journal officiel a publié ce jeudi une nouvelle liste d’Algériens ayant changé de nom. Ainsi, « Boukelba » (Celui qui possède un chien, ndlr) devient « Mimoune », « Kbir Ras » (Grosse tête, ndlr) devient « Abdelhakim » ou encore « Boukhenouna » (Celui qui possède des crottes de nez, ndlr) est désormais « Benabdellah ». A force d’entendre des remarques désobligeantes, des familles se laissent tenter à changer de nom. « Il faut d’abord savoir que ces noms datent de la colonisation et qu’ils ne sont pas adaptés à notre culture », explique Feradji Mohammed Akli, sociologue et enseignant de sociologie à la faculté de Béjaia. « Certains noms sont basés sur des aprioris et jugements de valeur », ajoute le sociologue, selon TSA. Le sociologue explique que porter un nom insultant ou vulgaire peut poser « un problème psycho-social pour une personne. Pour les raisons du changement du nom de famille, un retour à la période coloniale expliquerait les faits. Lorsque l’administration coloniale a commencé à recenser les Algériens, en application de la loi du 23 mars 1882, relatif à l’état civil, beaucoup de citoyens, obligés par les militaires français, de choisir un patronyme, ont, par ironie ou mépris, lancé des vulgarités, non comprises bien-sûr par leurs vis-à-vis, qui sont devenus par la suite leurs noms de familles. Des Bachaghas (haut-dignitaire de la hiérarchie administrative, ndlr), des Algériens lettrés et certains administrateurs ont fait des recherches dans l’histoire des tribus avant d’attribuer des noms. D’autres, en revanche, ont littéralement divisé des familles en plusieurs noms ou en attribuant des noms vulgaires.

Plus de 600 algériens changent leurs noms chaque année
Selon l’ex- ministre de la justice, Mohamed Charfi , plus de 600 algériens changent leurs noms de famille chaque année. Si les raisons de ce désir de se faire un nouveau nom de famille ne sont point précisées par l’ex ministre, il semblerait, néanmoins, que la majorité d’entre eux le font en raison de la connotation insultante ou vulgaire de leurs patronymes. 634 demandes de changement de noms de famille réunissant toutes les conditions requises ont été acceptées durant l’année 2013 alors que durant   l’année dernière, la commission conjointe entre les Ministère de l’intérieur et celui de la justice, chargé de ce dossier, a traité 906 dossiers dont 601 ont été approuvés et 8 rejetés pour non satisfaction des conditions requises.

Riad
Dimanche 12 Janvier 2014 - 16:39
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ACTUALITÉ
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