REFLEXION

Pillage du sable : Une menace sur l’écosystème marin à Oran

Le statut écologique, crié à cor et à cri par les spécialistes et les « verts » n’interviendra pas de sitôt. Et pour cause, les agressions multiples que subit l’environnement qui non seulement mettent en péril les ressources naturelles, mais changent carrément leur visage des différents écosystèmes qui sont les premiers à payer les frais de cette dégradation accélérée.



Pillage du sable : Une menace sur l’écosystème marin à Oran
Le vandalisme en fait n’épargne pas le littoral qui court aujourd’hui, une véritable catastrophe écologique, en raison de la prolifération du phénomène du pillage du sable de plages et oueds qui a pris ces dernières années des proportions alarmantes, d’où la menace sur la nappe phréatique de toute la région de l’ouest du pays. Les chiffres sont éloquents durant les années 2009 et 2010 plus de 3000m3 ont été pillés sur les côtes du littoral oranais par les réseaux de trafic bien structurés selon le bilan des services de la Gendarmerie nationale. En dépit de la mobilisation des éléments de la maréchaussée (Gendarmerie) dans le cadre de la traque des trafiquants des sables qui nuisent à l’environnement, au tourisme et à l’économie nationale. Plus de 600 pilleurs de sable ont été arrêtés durant cette période. Le trafic de sable représente un danger potentiel à prendre au sérieux. Pour cette raison les services de la gendarmerie procèdent au contrôle des plages dans le cadre de la lutte contre cette forme de criminalité. Dans son vaste plan la gendarmerie mobilise plusieurs centaines de ces éléments pour traquer les trafiquants de sable qui piétinent au quotidien les lois relatives à la valorisation de l’éco système marin et avant la protection de l’environnement. En 2010 la Gendarmerie nationale a traité 234 affaires soldées par le pillage de plus de 2000 m3 de sables et l’arrestation de 415 trafiquants. La destruction des côtes et le sabotage des nappes phréatiques s’installent inexorablement et cela en dépit de toutes les mesures coercitives mises en avant par les pouvoirs publics. Les saisies sporadiques de sable ne manquent pas, de même qu’elles sont parfois importantes, mais les récidivistes et les intermédiaires sont légions, pourtant la loi relative à la protection et à la favorisation de littoral, stipule clairement qu’il est interdit de porter atteinte à l’état naturel du littoral qui doit être protégé, utilisé et mis en valeur en fonction de sa vocation. Mieux encore, cette loi précise dans son article 20 que les extractions de matériaux sont formellement interdites sur les plages, un article clair et précis et qui ne requiert donc aucun texte additif. Mais les pilleurs de sable ont toujours ignoré les mises en demeure, les interdits et les délibérations des élus et toutes les décisions prises par les autorités locales dans ce domaine, y compris la constitution de commission d’enquête ainsi que les pétitions des riverains. Aujourd’hui près de 400 opérations d’extraction illicites sont annuellement enregistrées. Un chiffre qui renseigne on ne peut mieux sur l’ampleur de cette catastrophe écologique.

N.Bentifour
Dimanche 20 Novembre 2011 - 22:33
Lu 543 fois
Oran
               Partager Partager

Oran






Edition du 11-12-2016.pdf
3.63 Mo - 10/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+