REFLEXION

Pénurie de médicaments et souffrance des malades à Bechar

En dépit des efforts déployés par les pouvoirs publics dans le domaine de la santé publique dans la wilaya de Bechar à l’instar des autres wilayas du pays, beaucoup reste à faire. En effet, cette wilaya se trouve face à une situation aussi aberrante qu’alarmante. Un nombre important de malades chroniques et de cancéreux, ne sait pas où donner de la tête face aux pénuries à répétition de médicaments qui leurs sont prescrits et qu’ils n’arrivent nullement à les avoir que ce soit au niveau des officines privées ou dans les hôpitaux.



Certains de ces malades, dont le traitement médicamenteux s’est épuisé n’hésitent pas à recourir à des charlatans et autres herboristes avec tous les dangers qu’ils peuvent encourir sur leur état de santé. Contacté par nos soins, un cancéreux dira : « Je n’ai pas d’autres solutions face à cette pénurie de médicaments, que de recourir à ces guérisseurs pour soulager ma douleur. Sinon il y a longtemps que je ne serais pas de ce monde. » De quoi soulever des interrogations quand on sait le coût de réalisation de ces polycliniques, centres de soins, hôpitaux et tous les services qu’ils peuvent rendre à la population, mais qui restent handicapés par l’absence de médicament. Face à une crise de médicaments qui ne dit pas son nom,  et dont souffrent aussi les malades hospitalisés,  beaucoup  d’observateurs de la scène locale se posent la question,  sur les déclarations récentes du ministre de la santé concernant l’approvisionnement régulier en médicament et sa totale disponibilité par rapport à la réalité sur le terrain ! Toutefois, il est à noter que beaucoup d’infirmiers et de médecins sont animés d’une volonté farouche, pour peu qu’on mette à leur disposition les moyens nécessaires pour accomplir convenablement leurs tâches au service du malade. C’est dire que ce sont ces manques de moyens et de médicaments qui seraient à l’origine du dysfonctionnement des structures de la santé et de leur absence de rentabilité. Un groupe de soignants d’une polyclinique  déclare que leur structure serait dans l’incapacité totale de prodiguer ne serait-ce que les premiers soins en cas  d’urgence pour le soin d’une blessure légère. C’est dire à quel point sont réduits les centres de soins et polycliniques à travers cette région, ont relevé nos interlocuteurs. Selon un groupe d’infirmier, le projet de construction d’une pharmacie centrale, pouvant approvisionner en médicament toute la région du sud-ouest, dont le lancement des travaux devait être fait depuis le mois de juillet passé, après le choix de terrain devant l’abriter, accuse un grand retard et n’a toujours pas démarré. Et de poursuivre, la cause de ce retard est due à des mesures bureaucratiques et à l’incurie de certains responsables en charge du projet. L’urgence de l’existence d’une pharmacie centrale à vocation régionale dans le sud-ouest s’impose, étant donné que cette pénurie touche même les wilayas limitrophes notamment Adrar et Tindouf, a relevé un groupe de médecins. « Pourtant l’Etat ne lésine pas sur les moyens », ont souligné nos interlocuteurs. Il est à noter que ce projet de pharmacie centrale a été inscrit à l’indicatif de cette wilaya, dans le cadre de son accession au statut de ville universitaire avec son centre hospitalo-universitaire. De ce fait, les préparatifs vont bon train pour l’ouverture l’année prochaine de la faculté de médecine, apprend-on auprès d’un responsable à l’université. Le même responsable indiquera qu’une équipe de haut niveau composée de professeurs et responsables du ministère de tutelle s’est rendue sur place au niveau du nouveau pôle universitaire qui devait abriter cet institut médical, et avait décidé que la première année pourrait débuter. Par ailleurs, il est à signaler aussi que de tels projets restent en souffrance à cause d’une bureaucratie tatillonne et tant décriée par les citoyens aussi, ils constituent un des points essentiels que se propose de discuter les membres de la nouvelle APW de Bechar dans leur prochaine session, nous ont fait savoir certains membres de cet organe délibérant. Pour remédier aux insuffisances qui font défaut au secteur de la santé dans cette wilaya de Bechar à l’instar des autres wilayas du pays, l’espoir repose sur la nouvelle loi de la santé qui va être adoptée à l’issue des travaux  des assises de la santé.                                        

Fendaoui Hadj
Jeudi 19 Juin 2014 - 15:25
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RÉGION
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