REFLEXION

Pénurie d’eau potable à Remchi

Comme à l’accoutumée, à l’arrivée de la saison estivale ou même avant comme c’est le cas cette année, de nombreux habitants de Remchi ont soif. Si durant le reste de l’année, l’alimentation en eau potable est ordinaire, en été le problème se pose souvent avec acuité car la part d’eau reçue par la ville depuis le barrage de Beni Bahdel se réduit comme une peau de chagrin.



Ces derniers jours la distribution d’eau a été perturbée en raison d’une casse survenue dans l’adduction d’eau destinée à l’alimentation de la commune de Remchi depuis le barrage cité ci-dessus. Une fois les réparations faites, il a fallu réorganiser les rotations et les décaler inévitablement. Peu à peu, la situation se normalise dans diverses zones de la ville ; il en est d’autres cependant, à l’exemple du centre ville et de la cité Ben Badis, où les habitants devront patienter un peu plus avant que les choses ne reprennent leur cours normal et ce en raison de travaux en cours de réalisation touchant à l’assainissement. Par ailleurs, l’Algérienne des eaux est contrainte de favoriser un peu les habitants des bâtiments situés à l’Ouest de la ville en leur assurant une rotation plus rapprochée lorsque l’eau emmagasinée est suffisante. La raison de ce « favoritisme » est objective dans la mesure où les locataires des bâtiments en question n’ont pas la possibilité de se doter de moyens de stockage vu le peu d’espace dont ils disposent. Pour leur part, les habitants de la cité Mohamed Belkhatir, ex 32 logements, restent sans eau depuis près d’un mois, selon les propos de certains concernés. Ces derniers sont obligés de se rabattre sur les colporteurs pour s’alimenter en eau. A ce propos, un citoyen de cette cité dira : « Vu que, pour la plupart, nous n’avons que des  réservoirs de 1500 litres pour le stockage, nous sommes contraints de faire appel aux colporteurs. Ce mois-ci, je suis à ma troisième citerne pour la somme globale de 2100 Da (soit 700 Da la citerne), ça me revient cher ». Interrogé à propos du problème vécu par les habitants de cette cité, un responsable de l’Algérienne des eaux apportera les précisions suivantes : « Le problème de cette cité remonte à plusieurs années. Il était question un temps d’installer une vanne  non loin de la cité pour permettre une meilleure arrivée de l’eau dans les habitations. Récemment, la décision a été prise d’opter pour un renforcement de l’alimentation à partir de la conduite principale qui alimente la zone Nord-ouest. Les travaux devraient se faire à partir de dimanche (avant-hier) et normalement le problème sera donc résolu cette semaine ». Remchi a de tout temps connu des pénuries d’eau, notamment en été, même si la situation s’est quelque peu améliorée durant les deux dernières années. Selon les responsables mêmes du secteur, le problème de l’eau au niveau de la daïra de Remchi, d’autres localités, à l’instar de Sebaâ Chioukh,  vivent la même pénurie à l’arrivée de la saison chaude,  ne sera définitivement résolue qu’à la réception de l’eau de la station de dessalement de Tafsout (Honaïne), ce qui ne saurait tarder si l’on se fie à des indiscrétions émanant de personnes au fait de la situation. D’ailleurs, nous a-t-on dit, la station est en période d’essai. 

Razen
Mardi 29 Mai 2012 - 11:08
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